Invité sur le plateau de Neotempra TV, Pierre Blériot Nyemeck est revenu sur la polémique suscitée par les vidéos virales impliquant la capitaine Olive Diane Semboung Louba, commandante de la compagnie de gendarmerie du Port autonome de Douala. Le journaliste a vivement critiqué le comportement de l'officier, dénonçant un manque de maîtrise de soi et une conception de l'autorité fondée sur la force plutôt que sur le pouvoir conféré par la fonction.
La séquence a fait le tour des réseaux sociaux, et elle n'a pas laissé Blériot Nyemeck indifférent. Interrogé sur les vidéos montrant la capitaine Olive Diane Semboung Louba en pleine altercation avec un officier de police, le journaliste a livré une analyse sans concession.
« Beaucoup d'autres personnes ont publié cette affaire. De mon point de vue, ce qui est gênant, c'est qu'à chaque fois, la capitaine dont nous parlons est opposée à d'autres corps habillés. Nous avons le sentiment qu'elle ne maîtrise pas ses émotions », a-t-il déclaré d'emblée.
Pour lui, un responsable de ce niveau ne peut pas se permettre de perdre son sang-froid de la sorte. « Pour un responsable de ce niveau-là, ce n'est pas comme ça que les choses se gèrent. »
« Je suis plus folle que vous »
Blériot Nyemeck s'appuie sur les images pour étayer son propos. « Elle-même dit : "Je suis plus folle que vous." Vous allez voir, dans la première vidéo, face à l'officier de deuxième grade, elle lui dit : "Je suis plus forte que vous." Et on voit bien des gestes de menace. »
Il ajoute : « Le policier lui dit : "Un seul coup de poing et vous tombez dans le coma." On voit des gestes minables. »
Au-delà du comportement de la capitaine, c'est l'attitude de ses collaborateurs qui a retenu l'attention du journaliste. « Ce que je remarque, parce que je connais l'attitude des gendarmes et des militaires, qui est un peu différente de celle des policiers, vous observerez que ces collaborateurs ne réagissent pas. C'est très expressif dans le corps de la gendarmerie. Ça signifie qu'ils sont exténués, qu'ils sont exaspérés. »
Il cite même un subordonné : « D'ailleurs, un collaborateur le dit : "Est-ce qu'on fait comme ça ?" Le commissaire, le chef de l'officier, arrive et essaie de la calmer. Elle dit qu'elle va tout bloquer, que même le Premier ministre ne passera plus. »
La conclusion de Blériot Nyemeck est sans appel. « Moi, je crois qu'on a affaire à une… Parce que vous voyez une jeune dame… Non, elle n'est pas jeune, c'est une vieille femme, et une jeune fille gâtée. Elle a été gâtée quand elle était jeune fille. Elle a été gâtée… »
Et d'asséner : « Parce qu'exercer l'autorité, ce n'est pas la force. On n'a pas besoin de la force physique, puisque vous avez un pouvoir. »









