Stupeur et consternation au Tribunal militaire de Yaoundé. Ce mardi 27 octobre 2026, en fin de journée, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a désigné trois nouveaux suspects dans l'affaire Martinez Zogo : le secrétaire d'État à la Défense Galax Etoga, le colonel Jean-Pierre Otoulou et le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo. Il les accuse d'être « à minima des suspects », voire des complices, sans toutefois préciser les chefs d'accusation exacts.
C'est un nouveau rebondissement qui laisse l'assistance sans voix. Alors que l'audience touchait à sa fin, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a lâché une bombe, désignant nommément trois nouvelles personnalités comme suspectes dans l'affaire de l'assassinat de Martinez Zogo.
Selon nos informations, le témoin a déclaré sans détour que le SED Galax Etoga, le colonel Jean-Pierre Otoulou et le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo seraient « à minima des suspects » dans cette affaire. Une accusation d'une extrême gravité, qui vient s'ajouter à celles déjà portées contre Martin Savom et Jean-Pierre Amougou Belinga.
Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga semble ainsi cibler l'ensemble de la chaîne d'enquête : du sommet de la gendarmerie (Galax Etoga) aux enquêteurs de terrain (Otoulou et Bialo), en passant par l'accusé principal (Savom).
Le témoin ne s'est pas contenté de désigner des suspects. Il a également accusé ses deux « frères d'armes », le colonel Otoulou et le lieutenant-colonel Bialo, d'être « assez peu intelligents » et d'avoir « fabriqué des assassins et commanditaires » lors de l'enquête préliminaire.
Une manière de remettre en cause la solidité de l'accusation et la rigueur des investigations menées par la commission d'enquête mixte.
Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga a également livré une analyse sur les circonstances de la mort du journaliste. Selon lui, Martinez Zogo n'est pas mort sur les lieux où son corps a été découvert. Le corps y a été déposé.
« Les membres du commando présentés comme les assassins n'ont fait que déposer le corps. Ce ne sont pas les assassins ! » a-t-il affirmé, confirmant la thèse d'un second commando qui aurait récupéré le journaliste après sa torture pour le transporter ailleurs.
Pour le témoin, les enquêteurs Bialo et Otoulou seraient plus que de simples suspects : ils seraient en réalité des complices. Une affirmation qui, si elle était confirmée, remettrait en cause toute la procédure et expliquerait pourquoi certaines pistes n'ont jamais été explorées.
Un témoin déterminé
Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga dit vouloir faire une démonstration qui aboutira à la désignation des auteurs et commanditaires de ce crime. Une manière de revendiquer un rôle de révélateur de vérité, au risque de se mettre en danger.









