Seize équipes, deux disciplines et deux jours de compétition ouvrent à Douala les célébrations des vingt ans du Contrat de désendettement et de développement. Derrière le tournoi, l’enjeu est de rendre lisible l’usage des ressources issues de la dette convertie.
Le tournoi lancé le 24 octobre au complexe Kondi réunit des équipes de basketball et de volleyball. Les finales se sont tenues le lendemain et les récompenses doivent être remises lors de la cérémonie officielle du 27 octobre, présidée par le maire de Douala et le directeur de l’Agence française de développement. Une caravane est également annoncée dans les rues de la ville.
Le sport offre un format populaire à la commémoration, mais le C2D se juge surtout à ses projets : mobilité, équipements urbains, santé, éducation ou développement local. Le mécanisme transforme le remboursement d’une dette en financements réinvestis au Cameroun. Cette architecture est technique et souvent peu comprise. Une célébration utile devrait donc relier chaque réalisation à son coût, à son calendrier et à ses bénéficiaires.
À Douala, les parcs et aménagements cités par les élus donnent une dimension visible au partenariat. Le bilan doit aussi documenter l’entretien de ces équipements et leur usage réel. Vingt ans constituent une durée suffisante pour comparer les promesses et les résultats. Le tournoi crée l’attention ; la prochaine étape consiste à mettre à disposition un inventaire clair des investissements et de leurs effets.









