Pasteur évangélique, directeur adjoint du cabinet civil avec rang de ministre depuis 2018, Oswald Baboke est cité parmi les favoris à la vice-présidence, rapporte Jeune Afrique. Le magazine précise qu’il est visé par deux enquêtes ordonnées par Paul Biya, sur un faux décret et sur un trafic d’or présumé vers l’étranger. Il nie toute implication, et son entourage dénonce un complot. Jeune Afrique cartographie son cercle, à commencer par sa famille.
Crescence Baboke, la gestionnaire. Selon le magazine, l’épouse du directeur adjoint, inspectrice des impôts et pasteure, gère en grande partie les entreprises familiales, dont Jociddalo Petroleum, qui exploite des stations-service à Yaoundé, et le restaurant Le Continent 237, à Bastos. Jeune Afrique révèle qu’elle est au centre d’un litige foncier à Mfandena autour d’une parcelle de 1 003 mètres carrés. Célestin Tawamba, patron du Gecam, revendique un titre antérieur et a saisi le Premier ministre le 28 septembre, après une première décision favorable aux Baboke le 3 septembre.
Indira Baboke, la première à défendre son père. Âgée de 23 ans, chanteuse gospel et docteure en médecine après des études à Dubaï, elle a été, d’après le magazine, la première à défendre son père quand les accusations de trafic d’or ont émergé, en les tournant en dérision sur les réseaux sociaux. Jeune Afrique indique qu’elle est suspectée d’avoir servi de prête-nom pour l’attribution de concessions minières. Elle le nie.
Antoine-Félix Samba, le beau-père. Ancien directeur du budget au ministère des Finances, il est, selon Jeune Afrique, le beau-père d’Oswald Baboke. Le magazine rapporte que les photos de sa villa de Nkolandom ont fuité sur les réseaux en pleine controverse, nourrissant des soupçons d’enrichissement illicite et de complicité. Ses proches assurent qu’il n’a aucun lien avec une activité illégale.
Jeune Afrique relève enfin que le patrimoine d’Oswald Baboke suscite de fortes interrogations, notamment son complexe résidentiel de Dimako, dans l’Est.









