Une lettre collective a été écrite par les policiers de commissariat de sécurité publique de Melong au délégué général de la sureté nationale et au délégué régional de la sureté nationale du Littoral. La rédaction de CamerounWeb la publie pour son lectorat.
Monsieur le DGSN et DRSN-L, nous venons vers vous pour briser le silence de policiers indignés de cette unité. Nous vivons un calvaire dans cette unité de police avec le commissaire de police principal Mboro François par intérim. Un dictateur farouche. Un chef d'unité qui gère le commissariat comme s'il lui appartenait et comme sa propre plantation.
Il considère les éléments mis à sa disposition comme des esclaves à insulter matin, midi et soir. Le pire, c'est qu'il insulte les pères et mères de famille et généralement en public sans réserve. Il a transformé le commissariat en cimetière et les éléments sont traumatisés.
En bon dictateur, il nous a divisés pour mieux régner. Le commissariat est divisé en deux clans. Si vous n'appartenez pas à son clan, vous êtes un élément à abattre ou éliminer. Pour être dans son clan, vous devez devenir son informateur contre les autres camarades. Il est chef d'unité, tout en étant simultanément chef de brigade et chef de poste. Il cumule ces fonctions pour garder le contrôle à des fins d'intérêt personnel.
Parlons des points de contrôle mixte police-gendarmerie sur l'axe numéro 5 et sur l'axe Melong-Bakem. Il existe généralement un programme d'un mois pour les points de contrôle qu'il coordonne lui-même et non les chefs de brigades ni son deuxième adjoint chargé de la voie publique. Tout cela vise à sanctionner certains agents et à placer les membres de son clan à travailler pour son compte.
Lorsqu'une personne devrait assurer une mission sur la voie publique est malade, absent, permission ou en congé, il gère lui-même son remplaçant, soit il vous demande de venir le voir après le service, soit il envoie directement son homme de clan pour s'occuper de la tâche et lui voir après.
Parfois, il envoie même certains éléments en congé forcé pour prendre leurs places sur la voie publique. Étant même en congé administratif, vos tours lui reviennent. En raison de son penchant tribaliste et favoritisme, il a placé ses hommes pour assurer la rotation entre les deux postes de contrôle : du lundi au jeudi au poste de contrôle de Nkongsoung et de vendredi au samedi à celui de Melong-Bakem depuis l'année dernière.
La main courante de poste de police et les éléments de la brigade de gendarmerie peuvent témoigner. Dès qu'ils sont empêchés, il les remplace toujours avec un élément de son clan. Il nous a déclaré, lors d'une réunion l'année dernière, qu'il devait percevoir 11 millions de francs CFA au poste de contrôle de Melong Bakem et il avait promis de sanctionner l'agent qui y interviendra.
Son comportement est inacceptable et insupportable envers les éléments. Il nous rappelle toujours qu'il a tant souffert en tant qu'officier de police à la DPJ Yaoundé et comme premier adjoint au commissaire du deuxième arrondissement de Nkongsamba et que c'est désormais son tour à gérer. S'agissant de carrière des policiers au sein d'unité, Messieurs le DGSN et DRSN-L, cinq agents ont fait l'objet d'une mutation nationale en mai 2026 enfin de préserver leur carrière face à la dictature de ce commissaire.
Encore aujourd'hui, il ne cesse de rappeler à ceux qui se préparent à faire leur rentrée académique dans les centres d'instruction et ENSP Yaoundé l'année prochaine qu'il va sanctionner la moindre erreur, qu'un dossier disciplinaire sera ouvert à leur encontre et qu'ils seront renvoyés de l'école. Un chef qui brandit constamment les menaces de sanctions.
Il ne se passe un jour sans qu'il entre en conflit avec un élément. Le commissaire spécial de Melong et le commissaire central de Nkongsamba peuvent bien témoigner des actes barbares en public de ce commissaire. Après son arrivée en fin 2023 comme intérimaire, il a supprimé le forum du commissariat. Nous gardons le reste pour la suite. En conclusion, nous sommes traumatisés et travaillons dans la crainte de représailles. Nous souhaitons qu'un climat sain règne au sein de cette unité.









