Actualités of Thursday, 22 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Lycée à feu et à sang au Cameroun : Pierre Blériot Nyemeck sort la sulfateuse

Pierre Blériot Nyemeck sort la sulfateuse Pierre Blériot Nyemeck sort la sulfateuse

Invité de l'émission La Grande Palabre sur NTV, Pierre Blériot Nyemeck est revenu sur le chaos au Lycée technique de Nsam. L'ancien journaliste a fustigé le déclin de la discipline scolaire, regrettant l'époque des proviseurs charismatiques qui imposaient le respect du règlement intérieur, sans se limiter aux élèves.

C'est une sortie qui tranche avec les débats habituels sur l'école camerounaise. Invité de l'émission La Grande Palabre sur NTV, Pierre Blériot Nyemeck a livré une analyse sans concession de la crise de discipline qui frappe les établissements scolaires, quelques jours après le saccage du Lycée technique de Nsam.

« Les gens qui ont connu Ebolowa, Zanga Manga, qu'est-ce que vous me dites ? »

« J'ai eu un proviseur. Qu'est-ce que vous me dites là ? », a-t-il lancé d'emblée. Pour lui, la question n'est pas seulement celle du respect du règlement intérieur, mais celle de l'autorité elle-même. « Les gens qui ont connu Ebolowa, Zanga Manga, qu'est-ce que vous me dites ? Est-ce qu'il y a même encore la discipline ? »

Il a rappelé le souvenir de ces proviseurs qui incarnaient l'autorité et imposaient le respect. « Zanga Manga, il arrivait à 7 h au CES d'Ebolowa, qui est devenu le lycée bilingue. À 7 h, le proviseur était posté au portail. Il te regardait seulement. Tu savais si tu avais le droit d'entrer ou de ne pas entrer. »

« Et lui ne s'arrêtait pas aux élèves »

Ce qui faisait la force de ces proviseurs, c'est qu'ils ne se contentaient pas de surveiller les élèves. « Et lui ne s'arrêtait pas aux élèves. C'était jusque sur les enseignants. On a eu des proviseurs charismatiques. J'en ai eu un autre dans la même veine à Edéa. »

Une manière de dire que l'autorité ne peut fonctionner que si elle s'applique à tous, sans distinction. Un proviseur qui ne fait pas respecter le règlement aux enseignants ne peut pas l'imposer aux élèves.



Blériot Nyemeck a conclu par une formule qui dit tout de sa conception de l'autorité scolaire. « Si on a des hommes comme ça, tu n'entres pas dans mon établissement. Un point, c'est tout. Tu rentres chez tes parents. Et si, en rentrant, tu meurs, c'est que tu es mort depuis chez tes parents. »

Une manière de renvoyer la responsabilité aux familles tout en réaffirmant le rôle de l'école : imposer le respect des règles, et ce, sans négociation.