Actualités of Tuesday, 20 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Dernière minute : sale temps pour le lieutenant-colonel Ayissi Nanga arrivé en retard au SED

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Selon des informations exclusives du lanceur d'alerte Boris Bertolt, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, convoqué à 9 heures du matin au Secrétariat d'État à la Défense (SED), ne s'est présenté qu'à 11 heures. Les enquêteurs auraient refusé de l'entendre, prétextant son retard. Une situation qui soulève des questions sur la volonté réelle des autorités d'entendre ce témoin clé.

C'est une audition qui devait permettre d'y voir plus clair, mais qui s'est transformée en bras de fer procédural. Selon Boris Bertolt, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, convoqué ce mardi 20 octobre 2026 à 9 heures du matin au SED, n'est arrivé qu'à 11 heures. Et les enquêteurs ont refusé de l'entendre, au motif qu'il était en retard.



L'officier, témoin clé dans l'affaire Martinez Zogo, avait déjà été arrêté à son domicile du quartier Golf, à Yaoundé, le 17 octobre 2026. Il avait ensuite été auditionné jusqu'aux premières heures du matin. Cette nouvelle convocation au SED devait permettre de poursuivre les investigations.

Mais son arrivée avec deux heures de retard a semble-t-il suffi aux enquêteurs pour justifier leur refus de le recevoir. Une décision qui peut surprendre : un témoin qui se présente, même en retard, est en principe entendu. À moins que ce retard ne soit qu'un prétexte pour éviter une audition embarrassante.

Un témoin qui se dit menacé

Pour mémoire, le 13 octobre 2026, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga avait créé la stupeur en faisant irruption dans la salle d'audience du Tribunal militaire de Yaoundé, en pleine cross-examination du colonel Dieudonné Bialo. Tremblant de peur, il avait affirmé détenir les preuves relatives à l'assassinat de Martinez Zogo et à ses véritables commanditaires, se déclarant menacé de mort.

Selon des informations exclusives, il aurait également adressé une lettre au ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, dans laquelle il affirme avoir été victime d'une tentative d'assassinat le 19 août 2026 à Ebolowa, commanditée depuis sa prison par l'un des accusés.



Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte de vives tensions. Les enregistrements fuités entre Ayissi Nanga et Martin Savom ont mis en cause plusieurs personnalités de premier plan, dont la Première Dame Chantal Biya, le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo et le SGPR Ferdinand Ngoh Ngoh.