Martin Rosser, directeur général d’Oriole Resources, a rencontré le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, pour présenter le projet aurifère de Mbé et solliciter un accompagnement adapté à l’importation du matériel lourd.
Le projet est décrit comme étant en exploration avancée. L’entreprise poursuit les forages et acquiert des engins en vue des travaux de développement. Cette progression ne doit pas être confondue avec une entrée en production : un permis, un financement, des études et plusieurs obligations restent nécessaires.
La Douane recommande d’anticiper les procédures de dédouanement afin d’éviter que les équipements restent immobilisés. Cette préparation peut réduire le coût logistique, mais elle doit rester compatible avec les règles communes et ne pas créer un régime opaque réservé à un opérateur.
Le dispositif devrait aussi faciliter la traçabilité future. Le secteur aurifère camerounais est confronté à un écart ancien entre production, déclarations et exportations. Les équipements importés, les volumes extraits, les ventes et les prélèvements publics doivent pouvoir être rapprochés dans une chaîne documentaire cohérente.
Pour les communautés de l’Adamaoua, les questions dépassent le calendrier de la mine : emplois locaux, eau, terres, compensation, sous-traitance et remise en état. Un accompagnement douanier rapide aura du sens s’il s’inscrit dans un projet juridiquement autorisé, financièrement crédible et socialement négocié.









