Au 30 juin 2026, le Terminal Bois du Port de Douala comptabilisait environ 7,59 milliards de FCFA de passifs courants pour 3,60 milliards d’actifs courants, soit un écart proche de 4 milliards.
Le ratio de liquidité générale ressort à 0,47 : pour 100 FCFA d’obligations à court terme, l’entreprise dispose de 47 FCFA d’actifs courants. Ce signal appelle une analyse, mais ne suffit pas à conclure à une crise de trésorerie. Le rapport ne détaille ni les échéances, ni la trésorerie, ni les créances recouvrables, ni les facilités bancaires.
À l’échelle du bilan, les actifs totaux dépassent encore les passifs d’environ 729 millions de FCFA. Canyon Resources détient 42,82 % du capital via Camalco depuis une augmentation de capital réservée. Cette entrée relie le terminal au futur corridor de la bauxite de Minim Martap et à une stratégie logistique plus large.
Les questions centrales sont donc opérationnelles : le terminal paie-t-il ses fournisseurs à temps, finance-t-il sa maintenance et dispose-t-il d’un volume d’activité suffisant ? Une note financière locale, avec la ventilation des dettes et des flux de trésorerie, éviterait d’exagérer ou de minimiser le risque.









