Actualités of Thursday, 15 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Fame Ndongo frappe fort : Le MESUP ne reconnaît pas les diplômes de l'École Supérieure Robert de Sorbon de Paris

Image illustrativeImage illustrative

Dans un communiqué signé ce 14 octobre 2026, le ministre d'État chargé de l'Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, informe l'opinion nationale et internationale que le ministère ne reconnaît pas les diplômes de l'École Supérieure Robert de Sorbon de Paris. En conséquence, la soutenance de thèse de Doctorat en Économie du Développement de Monsieur Blaise Aimé Ella, organisée en juin 2026 par cet établissement, est déclarée « nulle et de nul effet ».

C'est une mise au point sans ambiguïté qui vient clarifier la situation d'un diplôme contesté. Dans un communiqué rendu public ce 14 octobre 2026, le ministre d'État, ministre de l'Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques, porte à la connaissance de l'opinion nationale et internationale que le ministère de l'Enseignement supérieur ne reconnaît pas les diplômes de l'École Supérieure Robert de Sorbon de Paris.

Une soutenance organisée en juin 2026

Le communiqué précise que la soutenance de thèse de Doctorat en Économie du Développement (option : maturation des projets) de Monsieur Blaise Aimé Ella, organisée en juin 2026 par l'École Supérieure Robert de Sorbon, en partie à l'Université de Douala, et ayant fait l'objet d'un reportage dans l'édition du mardi 6 octobre 2026 de Cameroon Tribune, est « nulle et de nul effet ».

Un rappel à l'ordre pour les universités

Le chancelier des Ordres académiques rappelle aux Universités d'État et aux Institutions Privées d'Enseignement Supérieur (IPES) leur responsabilité dans la protection des citoyens et la préservation de l'intégrité de l'espace universitaire national, par le respect scrupuleux du principe de la non-objection préalable de la Tutelle avant la signature de tout accord international de partenariat académique.

Il précise également que « les partenariats et collaborations de toute nature conclus sans discernement avec des organismes de formation étrangers sont nuls et de nul effet ». Une mise en garde claire qui vise à prévenir les dérives et à protéger les étudiants camerounais des diplômes non reconnus.

Un contexte de lutte contre les faux diplômes

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la lutte contre les établissements d'enseignement supérieur non autorisés et la délivrance de diplômes frauduleux. Ces dernières années, le ministère de l'Enseignement supérieur a multiplié les mises en garde contre ces pratiques, qui portent atteinte à la crédibilité du système universitaire camerounais.

Elle intervient quelques jours seulement après un autre communiqué du même ministère invalidant la soutenance de thèse de Pierre Nkou Abina, organisée par « Victory University International », un établissement non reconnu au Cameroun.