Actualités of Thursday, 15 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Tentative d’homicide présumée, offres d’argent : ce que contient la lettre d’alerte d’un témoin de l’affaire Zogo, d’après Jeune Afrique

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Jeune Afrique a pris connaissance d’un courrier que le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a adressé au ministre délégué à la Défense, Joseph Beti Assomo, pour demander que des mesures soient prises afin d’assurer sa protection. Le magazine en révèle plusieurs éléments.

Selon Jeune Afrique, l’officier affirme y avoir été victime d’une tentative d’homicide dans la nuit du 19 au 20 août, et met en cause « un des accusés et ses complices en liberté ». Ce sont ses déclarations, que le magazine rapporte sans les vérifier : aucune enquête ni décision de justice n’est évoquée à ce stade.

Il dit aussi recevoir des messages anonymes de menace, mais aussi des propositions financières qu’il juge particulièrement avantageuses, toutes destinées, selon lui, à « influencer sa conduite devant le tribunal ». Le magazine cite la conclusion de sa lettre, où il implore le ministre de lui obtenir de passer devant le tribunal pendant les audiences de la semaine, en raison des « risques énormes » pesant sur sa vie.

Jeune Afrique retrace aussi le profil du témoin. Commandant en second de la Légion de gendarmerie du Sud, il dirigeait le groupement de gendarmerie territoriale de Yaoundé au déclenchement de l’affaire. Alors en stage à l’École internationale de guerre de Yaoundé, rappelé, il a participé à l’enquête menée sous la conduite du colonel Otoulou. Les deux officiers ont ensuite été désignés membres de la commission mixte d’enquête police-gendarmerie mise en place en février 2023 par le président de la République.

Le magazine indique enfin qu’au sein de cette commission, il est présenté comme l’officier ayant adressé aux opérateurs de téléphonie mobile une réquisition pour obtenir des informations sur les communications de certains suspects, démarche qui n’aurait jamais abouti. Jeune Afrique pose la question qui, dit-il, alimente les débats depuis l’ouverture du procès : un haut responsable de la République a-t-il fait obstacle à cette coopération ? Elle reste, à ce stade, sans réponse.