Tout le monde, surtout les candidats sondés ayant une fois participé à ce concours, conviendra avec nous qu’entrer à l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam) n’est pas une chose aisée. Le concours est difficile et extrêmement sélectif.
Le nombre de postes offerts est faible, souvent quelques dizaines ou centaines par division) face à des dizaines de milliers de candidats chaque année. La concurrence est féroce. Seuls les meilleurs franchissent les étapes écrites et orales.
Le concours porte sur des programmes académiques intenses (droit, économie, culture générale, finances publiques, etc.) selon le cycle choisi. Les épreuves se déroulent à Yaoundé qui est le centre unique, demandant une organisation rigoureuse.
Au milieu de tout cela, il existe des personnalités politiques et publiques qui arrivent à faire jouer leurs relations, une chose assez déplorable pour les candidats n’ayant personne sur qui compter.
Par exemple, s’agissant du concours, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le, « a privatisé l’Enam au profit de sa famille », selon Boris Bertolt. Comment ? Il le dit aussi.
En 2019, Joseph Le a envoyé sa belle-fille, la femme de son fils Pascal Le au cycle B. En 2020, il pousse son fils Cédric Le au cycle B. En 2021, il place le même fils (Cédric) au cycle A. En 2022, sa belle-fille avait qui été admise en 2019 entre au cycle A.
En 2023, Joseph Le y envoie les amis de son fils. L’année suivante, en 2024, la femme d’un autre de ses fils entre au cycle A. En 2025, il dépose sa fille au cycle B. Cette année, la même fille est définitivement admise au cycle A.
Pour Joseph Le, ce n’est qu’une petite affaire d’envoyer ses proches dans cette école qui garantit un avenir au sein de l’administration. Le ministre se charge de faire passer tout le monde, il suffit de lui demander.









