Le ministre des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella a reçu le 13 octobre Mohamed El-Amine Souef, nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale.
La visite, annoncée du 12 au 17 octobre, est une prise de contact. Le communiqué officiel reste général : défis sous-régionaux et sujets d’intérêt pour le Cameroun. Cette prudence est normale en diplomatie, mais elle laisse ouvertes des priorités concrètes : sécurité transfrontalière, crises politiques, circulation des armes, déplacements et coopération entre États.
L’UNOCA n’est pas une force de maintien de la paix. Sa valeur réside dans les bons offices, l’alerte précoce et la création d’espaces de dialogue avant que les crises ne se ferment. Le Cameroun, situé entre plusieurs foyers d’instabilité, est à la fois pays d’accueil, partenaire sécuritaire et acteur politique régional.
Le résultat utile de la visite serait un calendrier de consultations et quelques dossiers précis assortis de responsables. La prévention reste difficile à montrer parce que son succès est l’événement qui n’a pas lieu ; elle doit donc être suivie par des engagements publics raisonnables.









