La circulaire n°001 du 12 octobre 2026 ne se limite pas à fixer des objectifs économiques. Elle introduit également de nouvelles règles de gouvernance et de transparence destinées à renforcer la discipline budgétaire et à lutter contre les dérives dans la gestion des finances publiques.
Dans sa circulaire relative à la préparation du budget 2027, le président Paul Biya a mis l'accent sur la transparence et la discipline budgétaire. Le document, signé le 12 octobre 2026, fixe des règles strictes pour l'élaboration, l'exécution et le suivi du budget de l'État.
Priorité au parachèvement des projets en cours
La circulaire innove en imposant une priorité absolue au parachèvement des projets déjà entamés. « Au regard du volume d'engagement déjà ouvert dans certaines administrations, l'accent devra être mis sur le parachèvement des projets déjà entamés ; le démarrage de nouveaux projets est proscrit, selon le cas, pour le budget 2027 », peut-on lire. Une manière de mettre fin à la dispersion des ressources et de garantir que les investissements engagés aboutissent.
Une provision pour les reports de crédits
Autre innovation : une provision représentant 2 % du montant des dépenses en capital sur ressources internes ordinaires de l'année 2026 devra être constituée pour les « reports de crédits », afin de prendre en charge en 2027 les dépenses engagées non ordonnancées de l'année 2026. Une mesure technique qui vise à assurer la continuité des projets et à éviter les abandons de chantiers.
Les conditions d'ouverture de nouvelles autorisations d'engagement
La circulaire conditionne l'ouverture de nouvelles autorisations d'engagement pluriannuelles (AEP) à la limite du plafond notifié par le Premier ministre. Elle exige également que les demandes d'ouverture de nouvelles AEP soient accompagnées d'une comptabilité à date du niveau d'extinction des engagements passés. En clair, les administrations devront démontrer leur capacité à absorber les crédits avant d'en demander de nouveaux.
Un accent sur la soutenabilité de la dette
La politique d'endettement demeurera fondée sur les principes de prudence, de transparence et de soutenabilité, conformément aux orientations de la Stratégie d'Endettement à Moyen Terme (SEMT) 2027-2029. Toute offre ou requête de financement devra être précédée d'une analyse rigoureuse de sa viabilité et de son incidence sur le portefeuille de la dette publique.
Les entreprises publiques sous surveillance
La circulaire précise que, pour les entreprises et établissements publics à admettre en réhabilitation, la priorité devra être accordée à celles dont l'amélioration de l'outil de production permettra de rétablir l'équilibre financier. Pour celles ayant bénéficié des ressources de restructuration, des audits seront préalablement exigés avant toute nouvelle inscription budgétaire.









