Actualités of Monday, 12 October 2026

Source: www.camerounweb.com

La Beac prend une décision forte touchant les Camerounais

Banque des États de l’Afrique centrale Banque des États de l’Afrique centrale

Trois mois après avoir abaissé de 25 points de base son principal taux directeur, la Beac choisit de maintenir inchangés ses principaux instruments de politique monétaire. À l’issue de sa troisième session ordinaire de l’année, tenue le 28 septembre à Yaoundé sous la présidence du gouverneur Yvon Sana Bangui, le Comité de politique monétaire (CPM) a reconduit le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) à 4,50 %.

Le taux de la facilité de prêt marginal reste fixé à 5,75 %, tandis que celui de la facilité de dépôt demeure à 0 %. Un statuquo qui intervient alors que la croissance régionale est revue à la baisse, tandis que l’inflation demeure contenue. Cette décision intervient dans un environnement économique moins favorable que prévu quelques mois auparavant.

La Beac table désormais sur une croissance de 3 % en 2026, contre 3,2 % dans ses précédentes projections. L’activité de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale reste donc orientée à la hausse, mais à un rythme inférieur aux anticipations de juin.

Le ralentissement de la dynamique économique constitue ainsi l’un des principaux éléments du nouvel arbitrage de la banque centrale. Dans un environnement où les pouvoirs publics sont déjà confrontés à la multiplication des lieux de culte fonctionnant en dehors du cadre réglementaire, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, CNPBM, a organisé du 7 au 9 octobre 2026, à Yaoundé, un colloque consacré aux religions et à leur contribution à la paix, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble.

À travers cette rencontre, l’institution présidée par Peter Mafany Musonge entend surtout attirer l’attention sur les risques que peuvent représenter certaines pratiques religieuses pour l’harmonie sociale. La Commission ne vise aucune confession en particulier. Son communiqué ne cite ni organisation, ni mouvement, ni courant religieux précis.

Il s’agit plutôt d’ouvrir une réflexion sur les dérives susceptibles de fragiliser les relations entre les différentes composantes de la société camerounaise. Parmi les préoccupations, figurent notamment le fanatisme et la mauvaise interprétation des textes religieux. La CNPBM a également examiné les situations dans lesquelles des fidèles pourraient être victimes d’abus ou d’exploitation au sein de certaines organisations religieuses.

Source : L’Indépendant n°1072