« Un septennat pour rien. » La formule, rapporte Jeune Afrique, vient d’un cacique du RDPC lui-même, qui juge le mandat commencé en 2018 « marqué par l’âge du président ». Le magazine recueille d’autres critiques sur la gestion du pays.
Jeune Afrique cite un entrepreneur qui revient sur la Coupe d’Afrique des nations organisée en 2022. Selon lui, le régime voulait en faire une vitrine, mais le chantier du stade Paul-Biya à Yaoundé a pris tant de retard qu’il n’a pas été terminé à temps. Le magazine relaie aussi son récit d’une bousculade lors d’un match dans ce stade, qui aurait fait huit morts.
Un homme d’affaires interrogé par Jeune Afrique dresse la liste des chantiers avortés dans lesquels il s’est lancé en sept ans. Il affirme que « chaque fois, tout est mis par terre par l’intervention d’un politique » : l’un cherche à placer son frère, l’autre à favoriser une entreprise. Selon lui, le clientélisme a atteint un niveau record, et l’absence du président a amené « une forme d’impunité ». Ce sont les accusations d’un témoin, que le magazine rapporte mais ne documente pas.
Jeune Afrique rappelle aussi que le lac de Yaoundé, dont les projets d’aménagement restent à l’arrêt, sert de décor à ces confidences. Dans les régions anglophones, un artiste cité par le magazine déplore que le dialogue national n’ait rien produit : « les gens continuent de mourir ». Un cadre du RDPC regrette que le président n’ait pas fait de cette crise la grande cause de son mandat, laissant ses collaborateurs « se torpiller entre eux ».









