L’État camerounais prévoit, pour le vendredi 9 octobre 2026, la mise aux enchères d’un important immeuble situé au Giratoire Joss, à Douala, dans le cadre de la gestion des actifs résiduels de l’ex-Regifercam.
Un immeuble bâti de plus d’un hectare, situé au Giratoire Joss à Douala, sera proposé aux enchères Ce vendredi 9 octobre 2026. La mise à prix est fixée à 5,5 milliards de FCFA, dans le cadre de la gestion du patrimoine résiduel de l’ex-Regifercam. Cet immeuble, le Djeuga Palace appartient à l’honorable Feutheu.
L’État camerounais prépare la cession d’un important actif immobilier à Douala. Selon le placard de vente publié dans Cameroon Tribune du 8 octobre 2026, l’adjudication est programmée le lendemain, à 11 heures, devant Me Jean-Jacques Moukory Eyango, notaire à Douala, dans ses locaux de l’avenue Japoma, face à Eneo-Ndokoti.
Le bien concerné se trouve au quartier Bonadibong, au lieu-dit Giratoire Joss. Couvert par le titre foncier numéro 2716/WA, il s’étend sur 1 hectare, 7 ares et 4 centiares, soit 10 704 mètres carrés. Il est bordé au nord par le boulevard de la Liberté, à l’est par la rue Koumassi et, au sud comme à l’ouest, par une rue.
La mise à prix de 5,5 milliards de FCFA représente environ 514 000 FCFA par mètre carré de terrain, bâtiments compris. Ce ratio donne un ordre de grandeur de l’opération : il ne constitue ni une expertise immobilière ni le prix définitif, qui dépendra des enchères.
La vente est conduite par le Cabinet Conseil Atou, représenté par son administrateur général Lazare Atou, pour le compte de l’État. Elle s’inscrit dans la mission de gestion et de sauvegarde des actifs résiduels de l’ancienne entreprise ferroviaire publique. L’avis invoque notamment la convention du 4 mars 2014 entre l’État et le cabinet, ainsi que son avenant du 30 juillet 2014.
Cette opération illustre un enjeu persistant : la valorisation des biens conservés après la disparition d’entreprises publiques. Pour l’État, il s’agit ici de convertir un élément du patrimoine immobilier de l’ex-Regifercam en recettes versées au Trésor public.
Les conditions imposent une caution de 50 millions de FCFA, à déposer auprès du notaire pour garantir les enchères. L’acquéreur devra régler le prix dans les huit jours suivant l’adjudication, sur un compte du Trésor public ouvert à la BEAC. Les frais, taxes et impôts liés à la vente seront également à sa charge.
Une disposition mérite une attention particulière : l’État s’engage à assurer à l’acquéreur l’entrée en jouissance effective du bien. Cet engagement comprend, le cas échéant, les frais de démolition de l’ouvrage présent sur les lieux.
À la veille de l’échéance annoncée, plusieurs potentiels acquéreurs y compris issus de la diaspora ont déjà manifesté leur intérêt.
Boris Bertolt









