Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel depuis 2018, est décédé en France le 4 octobre 2026 à l’âge de 85 ans.
Magistrat depuis 1968, il avait notamment présidé des tribunaux, une cour d’appel et la chambre administrative de la Cour suprême. Nommé à la tête du Conseil lors de son installation effective, il a dirigé les contentieux des présidentielles de 2018 et 2025.
Sa mort survient moins de deux mois après celle du doyen Bah Oumarou Sanda. L’institution compte ainsi neuf membres en fonction sur onze, alors que les élections législatives sont attendues entre fin janvier et mi-avril 2027 selon les prolongations de mandat en vigueur.
La Constitution prévoit le remplacement d’un membre décédé par l’autorité qui l’avait nommé. En revanche, le texte organisant le Conseil décrit surtout l’intérim en cas d’empêchement provisoire, sans détailler explicitement le décès du président.
L’hommage au magistrat ne doit pas effacer le besoin de clarté. Une communication officielle sur l’intérim, les nominations et le calendrier renforcerait la prévisibilité de l’arbitre électoral.









