Actualités of Tuesday, 6 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Argent du contribuable : le coût total de l'évacuation sanitaire de Clément Atangana révélé

Le coût d'une évacuation sanitaire Le coût d'une évacuation sanitaire

L'un des hommes forts du pays, Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, s'en est allé. L'homme politique, fidèle ami et collaborateur de Paul Biya, est mort des suites de maladie le 4 octobre 2026 à l'âge de 85 ans à l'hôpital américain de Paris en France.

Il avait été évacué pour lui permettre de bénéficier de soins adéquats. Selon son fils aîné, l'état de santé de Clément Atangana s'était davantage détérioré la semaine ayant précédé son décès.

Le défunt souffrait de plusieurs pathologies chroniques. Dans un premier temps, il avait d'abord été pris en charge à l'hôpital général de Yaoundé. Puisque la situation ne s'améliorait pas, décision a été prise de l'envoyer à l'extérieur.

L'évacuation a été ordonné par le président de la République Paul Biya. Atangana a été transporté par avion médicalisé, direction la France. Son décès est survenu de manière soudaine au petit matin à l'hôpital.

Selon une source que nous avons consultée, lorsqu'on parle d'évacuation sanitaire, c'est au moins 50 millions de francs, seulement pour transporter la personne malade. Aussi, le patient est toujours accompagné par un proche et son transport est également payé.

Puis, nous assure l'explicateur, « il y a le séjour à l'hôpital qui est toujours un hôpital de référence avec tous les soins appropriés qui dépendent des jours d'hospitalisation et le séjour à l'hôtel de la personne qui accompagne le malade ».

Donc pour une seule personne, on peut dépasser même les 300 millions de francs CFA en moyenne, voire plus. Pour Marcel Niat Njifenji, par exemple, qui avait fait près de 5 ou 6 mois à l'hôpital américain accompagné de sa femme, « on a dépassé 2 milliards de francs CFA », dévoile la même personne.

Mais alors, n'en parlons pas, s'agissant des factures de Paul Biya et « tout ceci sort de la poche des Camerounais et non de leurs propre poches (les personnalités souffrantes, Ndlr). C'est l'argent du contribuable qui est utilisé pour ses soins couteux.