Actualités of Wednesday, 30 September 2026

Source: www.camerounweb.com

« Un général pickpocket » : le colonel Metogo brise le silence et accuse le vice-amiral Fouda

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« Je ne demande ni vengeance ni privilège. Je demande justice. » Dans une mise au point d'une rare densité, le colonel à la retraite Metogo Atangana Gabriel, premier et ancien commandant des Forces spéciales du Cameroun, sort de sa réserve pour répondre aux accusations qui le visent dans l'affaire dite du « faux contre-amiral ». Présenté par le vice-amiral Joseph Fouda comme un usurpateur d'identité, il conteste point par point cette thèse, affirme n'avoir participé à aucune transaction financière et réclame une expertise technique de ses téléphones, de ses communications et de ses déplacements. Il dénonce également des « irrégularités de procédure » et s'interroge : « Tout se passe comme si la justice est aux ordres de l'amiral Fouda Joseph. » Un document essentiel, à lire jusqu'au bout.





𝐑𝐄́𝐕𝐄́𝐋𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐀𝐂𝐂𝐀𝐁𝐋𝐀𝐍𝐓𝐄𝐒 : 𝐀𝐅𝐅𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐕𝐈𝐂𝐄-𝐀𝐌𝐈𝐑𝐀𝐋 𝐉𝐎𝐒𝐄𝐏𝐇 𝐅𝐎𝐔𝐃𝐀, 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐄𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐒𝐏𝐄́𝐂𝐈𝐀𝐋 𝐃𝐔 𝐏𝐑𝐄́𝐒𝐈𝐃𝐄𝐍𝐓 𝐏𝐀𝐔𝐋 𝐁𝐈𝐘𝐀. (CE GÉNÉRAL PICKPOCKET)
DÉCOUVREZ L’INTÉGRALITÉ DE LA MISE AU POINT DU 𝐂𝐎𝐋𝐎𝐍𝐄𝐋 𝐌𝐄𝐓𝐎𝐆𝐎 𝐆𝐀𝐁𝐑𝐈𝐄𝐋, PREMIER ET ANCIEN COMMANDANT DES FORCES SPECIALES AU CAMEROUN. « L'homme que le Vice-Amiral Joseph FOUDA a tenté de faire capturer afin de le présenter comme un prétendu "𝐅𝐀𝐔𝐗 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞-𝐚𝐦𝐢𝐫𝐚𝐥 " usurpant son identité à des fins d'escroquerie. »
LES VÉRITÉS DÉRANGEANTES 𝐐𝐔𝐄 𝐌𝐌𝐄 𝐋𝐄 𝐋𝐈𝐄𝐔𝐓𝐄𝐍𝐀𝐍𝐓-𝐂𝐎𝐋𝐎𝐍𝐄𝐋 𝐌𝐀𝐆𝐈𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓 𝐌𝐕𝐎𝐀 𝐍𝐃𝐙𝐈𝐄 𝐁𝐄𝐑𝐓𝐇𝐄 𝐄́𝐏𝐎𝐔𝐒𝐄 𝐓𝐀𝐌𝐁𝐄 𝐄𝐁𝐎𝐓, JUGE D’INSTRUCTION, LE TRIBUNAL MILITAIRE ET LE RÉSEAU MAFIEUX REFUSENT D'ENTENDRE !
« 𝑼𝒏 𝒅𝒐𝒄𝒖𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒍 𝐚̀ 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞𝐫, 𝒂̀ 𝒍𝒊𝒓𝒆 𝒋𝒖𝒔𝒒𝒖'𝒂𝒖 𝒃𝒐𝒖𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒂𝒕𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒆𝒓𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒏’𝒂𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒍𝒂 𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆.»
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« Depuis le début de l’affaire dite « Fouda Joseph – Ngakam – Mbapou et autres », j’ai volontairement observé une, stricte réserve. Je me suis abstenu de toute déclaration publique, considérant que les affaires relevant de la justice doivent d’abord être débattues devant les juridictions compétentes et non sur la place publique.
Cette attitude était également dictée par le respect que je porte à l’institution militaire, à la justice et à la dignité attachée à mon statut d’officier supérieur, même à la retraite.
Cependant, la diffusion sur les réseaux sociaux de documents présentés comme émanant de la justice militaire, notamment un nouvel avis de recherche et un mandat d’arrêt international me concernant, donne désormais à cette affaire une dimension publique qui m’oblige à sortir de la réserve que je m’étais imposée.
Je le fais sans esprit de défiance envers les institutions de la République et sans volonté d’entraver l’action de la justice. Je le fais parce que mon honneur, ma dignité d’officier, ma liberté et la manifestation de la vérité sont en cause. Je le fais également par respect pour le peuple camerounais, qui croit en son armée et doit pouvoir continuer à croire en la capacité de ses institutions à rechercher la vérité avec impartialité.
La présente mise au point poursuit donc quatre objectifs : rappeler mon niveau réel d’intervention dans cette affaire, présenter les éléments que je mets à la disposition de la justice, relever certaines anomalies de procédure que je conteste et poser les questions auxquelles seule une enquête technique, contradictoire et impartiale peut apporter des réponses définitives.
𝐈. 𝐂𝐄 𝐐𝐔𝐄 𝐉𝐄 𝐒𝐀𝐈𝐒 𝐃𝐄 𝐂𝐄𝐓𝐓𝐄 𝐀𝐅𝐅𝐀𝐈𝐑𝐄
Je suis Metogo Atangana Gabriel, né le 27 octobre 1958 à Mekomo, fils de Atangana Basile et de Nkolo Véronique, Colonel à la retraite.
Le 4 mars 2024, j’ai reçu à mon domicile le Lieutenant-colonel à la retraite Atangana Avom Jean. Celui-ci souhaitait, par mon intermédiaire, entrer en contact avec le Contre-amiral Joseph Fouda, qu’il avait connu par mon entremise ; il disait avoir une information sensible et personnelle à lui passer.
Je lui ai expliqué que le Contre-amiral et moi ne nous fréquentions plus régulièrement depuis quelque temps, mais que je pouvais lui adresser un message en cas de nécessité. Je lui ai donc envoyé un message dont la réponse n’a pas tardé. La réponse reçue fut un refus de la démarche sollicitée, accompagné d’un message destiné au Lieutenant-colonel Atangana Avom, lui demandant en substance de dire à ses amis de ne pas s’amuser avec le nom du Contre-amiral.
C’est à ce moment que le Lieutenant-colonel Atangana Avom m’a expliqué que son ami Jean Ngakam, cadre d’Afriland First Bank, se disait victime de pressions exercées par des individus se présentant comme des collaborateurs du Contre-amiral Fouda. Selon ce qui m’a alors été rapporté, ces individus auraient évoqué une interdiction de sortie du territoire concernant M. Ngakam. Je n’étais pas au courant de l’existence de monsieur Ngakam, encore moins de ses problèmes.
Cette situation aurait donné lieu à des démarches auprès de la SEMIL et du Groupement de gendarmerie territoriale de Yaoundé. Le contre-amiral demandera que Ngakam se rende au groupement territorial de gendarmerie s'il ne se reproche de rien.
A la suite de nouvelles difficultés dont M. Ngakam faisait état, l'amiral me demandera de faciliter un échange de coordonnées téléphoniques afin qu'ils puissent communiquer directement.(cf échanges WhatsApp). À partir de ce moment, je n’ai plus suivi leurs échanges.
Le 6 juin 2024, le Lieutenant-colonel Atangana Avom m’a transféré des messages vocaux attribués à Parfait Mbapou, à partir desquels j’ai appris l’existence d’une affaire portant sur une somme de 100 millions de francs CFA, ainsi que l’existence alléguée de comptes bancaires identifiés dans lesquels des fonds auraient été déposés. C’est à ce moment-là que j'ai pris connaissance de cette dimension financière.
𝐈𝐈. 𝐉𝐄 𝐍’𝐀𝐈 𝐏𝐀𝐑𝐓𝐈𝐂𝐈𝐏𝐄́ 𝐀̀ 𝐀𝐔𝐂𝐔𝐍𝐄 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐀𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐅𝐈𝐍𝐀𝐍𝐂𝐈𝐄̀𝐑𝐄
Je tiens ici à être catégorique sur ma propre conduite : Je n’ai participé, ni directement ni indirectement, à aucune remise, collecte, réception, dépôt, transfert ou partage d’argent entre Jean Ngakam et les personnes mises en cause dans cette affaire. Je ne connais ni le lieu précis de la transaction alléguée, ni son heure, ni ses modalités d’exécution.
Plus déterminant encore : j’avais quitté le Cameroun depuis le 19 mai 2024.Mes déplacements peuvent être objectivement vérifiés. Si une infraction financière a été commise, il appartient donc à l’enquête d’en reconstituer méthodiquement le circuit : Qui a remis l’argent ? À qui ? Quand ? Où ? Sur instruction de qui ? Sur quel compte l’argent a-t-il été déposé ? Où a-t-il ensuite été transféré ? Qui en a finalement bénéficié ? Ce sont les réponses documentées à ces questions qui permettront d’établir les responsabilités individuelles.
𝐈𝐈𝐈. 𝐒𝐔𝐑 𝐋’𝐀𝐂𝐂𝐔𝐒𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃’𝐔𝐒𝐔𝐑𝐏𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃’𝐈𝐃𝐄𝐍𝐓𝐈𝐓𝐄́ 𝐎𝐔 𝐃𝐄 𝐓𝐈𝐓𝐑𝐄.
Je déclare formellement que je ne me suis jamais présenté sous l’identité du Contre-amiral Joseph Fouda. Je n’ai jamais prétendu être lui. Je n’ai jamais utilisé, à ma connaissance, un téléphone lui appartenant. Je dispose de mes propres téléphones, de mes propres numéros et d’une identité militaire qui ne me donne aucune raison de me présenter sous celle d’un autre officier.
J’accepte que mes appareils, mes communications et les données légalement accessibles correspondant à la période concernée soient soumis à une expertise contradictoire.
J’ai communiqué pendant des années par WhatsApp avec le Contre-amiral Fouda par le numéro qu’il m’a envoyé. Ces échanges peuvent, selon moi, être techniquement examinés et confrontés aux appareils, comptes, données de connexion et autres éléments légalement accessibles.
Un numéro apparaît notamment au cœur des interrogations : +237 695 790 141. Je demande donc que la justice établisse techniquement et sans ambiguïté qui utilisait effectivement ce numéro aux différentes dates déterminantes de la procédure.
Si l’enquête établissait que mon interlocuteur n’était pas le Contre-amiral Fouda, il faudrait alors déterminer qui utilisait ce numéro et avec qui plusieurs personnes pensaient communiquer.
𝐈𝐕. 𝐃𝐄𝐒 𝐄́𝐂𝐇𝐀𝐍𝐆𝐄𝐒 𝐐𝐔𝐈 𝐌𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐄𝐍𝐓 𝐔𝐍𝐄 𝐄𝐗𝐏𝐄𝐑𝐓𝐈𝐒𝐄.
Après la seconde arrestation de Parfait Mbapou, j’ai reçu, le 24 juin 2024, des messages du Contre-amiral Fouda joseph portant notamment sur une éventuelle démarche destinée à obtenir un désistement de plainte. Parmi les messages conservés figurent notamment les passages suivants :
Où le contre-amiral dit : « Cette affaire-là a été compliquée par le mis en cause lui-même qui aurait pu se garder de faire ces audio qui n’ont fait que envenimer la situation… », « Pire, le Chef les a écouté et attend les conclusions de l’enquête ouverte à la gendarmerie… » Concluait-il.
Le contre-amiral m’a également demande ceci : « je te suggère de me faire un audio bien argumenté en bon Beti et dans lequel tu te présenteras et tu exprimeras ta volonté de me voir me désister de ma plainte pour X raisons… tu pourras évoquer ta prise de contact avec NOUMA (qui était par ailleurs une bonne initiative) et l’état de sante du jeune homme…. », « Je ferai écouter l’audio au Chef et je lui demanderai sur cette base son Très Haut accord pour me désister… ».
Par la suite FOUDA Joseph dira encore « plutôt que de faire une lettre…il serait judicieux qu’il fasse son mea-culpa et qu’il fasse faire des démentis formels à travers les mêmes canaux utilises pour vulgariser ses accusations… » Tout ceci cf : les captures d’écran. Toutes ces dispositions étaient prises pour préserver son image et son honneur.
Ces échanges sont conservés et ont été remis au Juge d’instruction.
Je ne demande pas à l’opinion publique de décider de leur valeur probante. Je demande à la justice de les faire expertiser.
Qui utilisait ce numéro du 19 mai au 24 juin 2024 ? À quel appareil était-il associé ? Depuis quelles zones géographiques communiquait-il ? Quels autres correspondants échangeaient avec lui durant les périodes pertinentes ?
Ces questions peuvent recevoir des réponses techniques, sous réserve des procédures légales applicables à l’accès aux données.
𝐕. 𝐔𝐍𝐄 𝐐𝐔𝐄𝐒𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐈𝐌𝐏𝐋𝐄 : 𝐎𝐔̀ 𝐄́𝐓𝐀𝐈𝐓 𝐌𝐄𝐓𝐎𝐆𝐎 ?
Je me trouvais hors du Cameroun depuis le 19 mai 2024. Dès lors, si certaines opérations matérielles attribuées à des personnes présentes au Cameroun se sont déroulées après mon départ, mes déplacements constituent un élément objectif susceptible d’être confronté à la chronologie des faits.
Les données migratoires, les communications, les appareils utilisés, les relevés bancaires et, lorsqu’elles existent et peuvent être légalement obtenues, certaines données de localisation permettent aujourd’hui de reconstruire une chronologie avec une grande précision. Il n’est donc pas nécessaire de choisir entre la parole de l’un et celle de l’autre. Il faut faire parler les preuves.
𝐕𝐈. 𝐃𝐄𝐒 𝐈𝐑𝐑𝐄́𝐆𝐔𝐋𝐀𝐑𝐈𝐓𝐄́𝐒 𝐃𝐄 𝐏𝐑𝐎𝐂𝐄́𝐃𝐔𝐑𝐄 𝐐𝐔𝐄 𝐉𝐄 𝐃𝐄𝐌𝐀𝐍𝐃𝐄 𝐀̀ 𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐃’𝐄𝐗𝐀𝐌𝐈𝐍𝐄𝐑
Plusieurs éléments dans la conduite de cette affaire m’interrogent profondément.
Un premier avis de recherche aurait été lancé contre moi dès juillet 2024, avant qu’une convocation régulière ne me soit adressée. Par les bons soins de mon conseil, Me Locka, une requête sollicitant la levée de cet avis a été déposée afin, précisément, de me permettre de rentrer dans des conditions garantissant ma sécurité et de comparaître devant la justice. Selon les informations dont je dispose, cette démarche n’a pas abouti.
Je relève également les éléments suivants :
— j’ai été directement cité à Parquet sans avoir préalablement reçu, selon moi, une première convocation dans les conditions ordinaires ;
— des informations personnelles me concernant ont été recueillies par téléphone ;
— une déposition notariée diligentée par mon conseil n’aurait pas été intégrée ou suffisamment prise en considération dans l’instruction ;
— alors que j’estimais initialement intervenir comme témoin ou intermédiaire ayant facilité une prise de contact, je me suis retrouvé mis en cause ;
— les échanges téléphoniques que j’ai communiqués et dont je demande l’exploitation technique ne semblent pas, à ma connaissance, avoir fait l’objet de toutes les vérifications que je sollicite.
Je ne demande aucun privilège. Je demande que la procédure soit contradictoire, que les éléments à charge comme à décharge soient examinés et que chaque responsabilité soit individualisée sur la base de preuves vérifiables.
𝐕𝐈𝐈. 𝐔𝐍𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐀𝐃𝐈𝐂𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐐𝐔𝐈 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐄̂𝐓𝐑𝐄 𝐄́𝐂𝐋𝐀𝐈𝐑𝐂𝐈𝐄
Il m’est rapporté que le Contre-amiral Fouda affirme ne plus m’avoir rencontré depuis 2015.Si cette affirmation est exacte, elle appelle une question légitime :
Sur quels éléments matériels pourrait-il être établi que j’aurais agi en son nom, à sa place ou avec une connaissance suffisamment précise de ses affaires, alors même qu’il affirme ne plus m’avoir fréquenté depuis plusieurs années ? La réponse ne peut pas résulter d’une supposition. Elle doit être démontrée.
Et comme des personnes impliquées dans les transactions financières ont effectivement déclaré que je n’y avais pas participé, comme cela m’a été rapporté, leurs déclarations doivent être confrontées aux autres éléments du dossier plutôt qu’écartées sans vérification. Qu’on ne me crée pas des alliances que j’ignore.
𝐕𝐈𝐈𝐈. 𝐋𝐄𝐒 𝐐𝐔𝐄𝐒𝐓𝐈𝐎𝐍𝐒 𝐀𝐔𝐗𝐐𝐔𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒 𝐋’𝐄𝐍𝐐𝐔𝐄̂𝐓𝐄 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐑𝐄́𝐏𝐎𝐍𝐃𝐑𝐄
Au lieu de rechercher à tout prix un responsable prédéterminé, je demande respectueusement que l’enquête réponde notamment aux questions suivantes :
- Quelle est la destination finale des sommes d’argent concernées ? Qui en a été le bénéficiaire effectif ?
- Qui utilisait réellement le numéro +237 695 790 141 aux différentes dates déterminantes ?
- Quels appareils et quelles données techniques permettent d’établir cette utilisation ?
- Qui a ordonné ou provoqué l’arrêt de la procédure qui avait été engagée contre Jean Ngakam au Groupement de gendarmerie territoriale de Yaoundé ?
- Sur quelle base et à la suite de quelle démarche cette décision est-elle intervenue ?
- Qui était physiquement présent aux lieux et dates correspondant aux remises d’argent alléguées ?
- Quels sont les titulaires et bénéficiaires effectifs des comptes bancaires ayant reçu les fonds ?
- Pourquoi les éléments numériques que j’ai remis et dont je sollicite l’expertise ne semblent-ils pas avoir été pleinement exploités ?
Voilà, selon moi, les questions essentielles.
𝐈𝐗. 𝐐𝐔𝐄 𝐋𝐀 𝐓𝐄𝐂𝐇𝐍𝐎𝐋𝐎𝐆𝐈𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐑𝐈𝐁𝐔𝐄 𝐀̀ 𝐌𝐀𝐍𝐈𝐅𝐄𝐒𝐓𝐄𝐑 𝐋𝐀 𝐕𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐄́
Lorsque les déclarations des personnes se contredisent, l’enquête moderne dispose d’instruments objectifs. Sous le contrôle de l’autorité judiciaire et dans le respect de la loi, il est possible d’examiner les données des opérateurs téléphoniques, les appareils et comptes utilisés, certaines données de connexion ou de localisation disponibles, les communications pertinentes ainsi que les mouvements bancaires.
Lorsque cela est juridiquement possible, des réquisitions peuvent également être adressées aux fournisseurs de services numériques susceptibles de détenir des données utiles.
Je demande donc que soient croisés : la chronologie des communications, la chronologie des déplacements, la chronologie des remises d’argent, les dépôts bancaires, les transferts successifs et l’identité des bénéficiaires finaux.
C’est en croisant les preuves, plutôt qu’en juxtaposant les accusations, que la vérité pourra être établie.
𝐗. 𝐌𝐀 𝐏𝐋𝐀𝐈𝐍𝐓𝐄 𝐃𝐄́𝐏𝐎𝐒𝐄́𝐄 𝐄𝐍 𝐍𝐎𝐕𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟓
Face à cette situation et estimant que certains éléments essentiels n’étaient pas suffisamment investigués par la gendarmerie et le Juge d’instruction, j’ai déposé le 30 novembre 2025 une plainte auprès de la Police judiciaire relativement aux faits que je conteste et contre l’équipe de Joseph Fouda.
À ma connaissance, cette plainte n’a pas connu, à ce jour, les suites que j’attendais. Je demande qu’elle soit examinée avec la même diligence que les poursuites dirigées contre moi.
La justice ne peut gagner la confiance du citoyen que si chacun a la conviction que les accusations sont examinées avec la même rigueur, quelle que soit la qualité des personnes concernées.
𝐗𝐈. 𝐉𝐄 𝐍𝐄 𝐒𝐄𝐑𝐀𝐈 𝐋𝐄 𝐁𝐎𝐔𝐂 𝐄́𝐌𝐈𝐒𝐒𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐄 𝐏𝐄𝐑𝐒𝐎𝐍𝐍𝐄
Je refuse que ma personne serve à résoudre artificiellement les contradictions d’une affaire à laquelle je soutiens n’avoir participé financièrement ni de près ni de loin.
Je refuse que le simple fait d’avoir facilité une prise de contact soit transformé, sans preuve matérielle, en participation à une opération financière dont j’ignorais les modalités.
Je conteste toute présentation de moi comme un fugitif cherchant à échapper à la justice.
Au contraire, par l’intermédiaire de mon conseil, j’ai entrepris des démarches afin que les obstacles à une comparution dans des conditions régulières soient levés.
Je demande que soit également examinée la proportionnalité des moyens engagés pour me rechercher et que soit déterminée la base factuelle et juridique ayant justifié successivement les mesures prises à mon encontre. Je ne demande ni faveur ni protection particulière. Je demande le droit. Je demande la preuve. Je demande une procédure impartiale.
𝐗𝐈𝐈. 𝐌𝐎𝐍 𝐀𝐏𝐏𝐄𝐋 𝐀̀ 𝐋𝐀 𝐉𝐔𝐒𝐓𝐈𝐂𝐄 𝐌𝐈𝐋𝐈𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐄𝐓 𝐀𝐔𝐗 𝐀𝐔𝐓𝐎𝐑𝐈𝐓𝐄́𝐒 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐄́𝐓𝐄𝐍𝐓𝐄𝐒.
J’ai servi sous le drapeau camerounais. Je connais la signification de la discipline, de la hiérarchie, de l’honneur militaire et du devoir envers la Nation. J'ai été Juge accesseur dans cette juridiction.
C’est précisément au nom de ces valeurs que je demande que cette affaire soit conduite jusqu’à son terme sur la base des faits et des preuves, et non des rapports de force, des rumeurs ou de la réputation des protagonistes.
- Que mes téléphones soient expertisés dans les conditions prévues par la loi. Que les communications pertinentes soient vérifiées. Que les numéros litigieux soient attribués techniquement à leurs utilisateurs effectifs aux dates concernées. Que les déplacements soient confrontés aux faits. - Que les comptes bancaires concernés soient retracés. Que le parcours des fonds soit reconstitué jusqu’à leur destination finale.
-Que mes éléments à décharge soient examinés avec la même rigueur que les éléments invoqués à charge. Et que chaque personne réponde uniquement des actes dont sa responsabilité aura été démontrée.
Il est à noter que ni moi ni mon conseil n’avons été notifiés, nous apprenons tout dans les réseaux sociaux. Tout se passe comme si la justice est aux ordres de l‘amiral Fouda Joseph.
𝐂𝐎𝐍𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍 : 𝐉𝐄 𝐃𝐄́𝐅𝐄𝐍𝐃𝐒 𝐌𝐎𝐍 𝐇𝐎𝐍𝐍𝐄𝐔𝐑, 𝐌𝐀 𝐋𝐈𝐁𝐄𝐑𝐓𝐄́ 𝐄𝐓 𝐋𝐀 𝐕𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐄́
Je ne demande pas au peuple camerounais de me croire sur parole. Je demande que les faits soient vérifiés. Je ne demande pas que quelqu’un soit condamné pour me disculper. Je demande que les responsabilités soient établies individuellement et contradictoirement. Je ne demande pas que la technologie remplace le juge. Je demande qu’elle soit mise au service du juge pour permettre la manifestation objective de la vérité.
À ceux qui m’accusent, je réponds donc par une exigence simple : Que parlent les données. Que parlent les communications. Que parlent les déplacements. Que parlent les mouvements financiers. Que parlent les faits. Si j’ai commis une infraction, que les preuves matérielles l’établissent et que j’en réponde conformément à la loi.
Mais si les preuves démontrent que je n’ai participé ni à l’usurpation alléguée ni aux transactions financières incriminées, alors mon honneur doit être rétabli avec la même publicité que celle donnée aux accusations et aux avis diffusés contre moi.
Je reste attaché à mon pays, à son armée et à ses institutions.
Mais servir les institutions ne signifie pas renoncer à défendre son honneur lorsque celui-ci est mis en cause. Je ne cherche ni vengeance ni privilège. Je demande justice. Et dans cette affaire, ma position demeure constante :
Ma dignité d’officier, mon honneur, ma liberté et la vérité ne sont pas négociables.
𝐒𝐢𝐠𝐧𝐞́: 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 (𝐑) 𝐌𝐄𝐓𝐎𝐆𝐎 𝐀𝐓𝐀𝐍𝐆𝐀𝐍𝐀 𝐆𝐚𝐛𝐫𝐢𝐞𝐥, 𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐌𝐒𝐒