Actualités of Wednesday, 30 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Breaking News/ Mbanya à feu et à sang : pluie de Gaz lacrymogènes, le sacre de Louis Din Dika Akwa sous haute tension

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À dix jours du sacre annoncé pour le 10 octobre 2026, le conflit autour de la succession à la tête du canton Akwa connaît un nouveau regain de tension. Ce mercredi 30 septembre 2026, des gaz lacrymogènes ont été utilisés à Mbanya, village et chefferie traditionnelle de 3ᵉ degré situé dans l'arrondissement de Douala V, alors qu'une cérémonie rituelle était prévue dans le cadre des préparatifs du sacre du Dr Louis Din Dika Akwa. Une correspondance du sous-préfet de Douala V, datée du 29 septembre, avait pourtant autorisé cette manifestation.

La tension est montée d'un cran ce mercredi matin à Mbanya. Alors qu'une cérémonie rituelle préparatoire au sacre du Dr Louis Din Dika Akwa devait se tenir, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les participants. Une scène qui illustre le climat explosif dans lequel se préparent les festivités du 10 octobre.

Une autorisation administrative pourtant délivrée

Selon nos informations, une correspondance du sous-préfet de l'arrondissement de Douala V, datée du 29 septembre 2026, confirmait l'autorisation d'une manifestation à Mbanya ce 30 septembre, relative aux activités préparatoires au sacre. Le document avait été transmis aux responsables locaux de la sécurité. Comment expliquer, dès lors, l'intervention des forces de l'ordre et l'usage de gaz lacrymogènes ? La question reste entière.

Mbanya, cœur de la dispute

Le choix de Mbanya cristallise la contestation. Les opposants au sacre soutiennent que cette localité constitue un village à part entière. Ils invoquent notamment un arrêté administratif de 2020 ainsi qu'une reconnaissance coutumière attribuée à feu Louis Charles Din Dika Akwa III.

Ils affirment également que plusieurs familles et notables de Boneleke, présenté comme le village royal, contestent la désignation de Louis Din Dika. Selon leur version, dix chefs de familles sur onze auraient fait allégeance à Mbanya et soutiendraient Ngando Ebongue Akwa comme chef supérieur du canton.

Une succession contestée

Les contestataires remettent également en cause certains actes administratifs liés à la succession et affirment avoir engagé plusieurs procédures auprès des autorités et des juridictions. Ils soutiennent notamment que cinq foyers sur sept de la famille régnante Bonadika et neuf notables sur onze du village royal auraient porté leur choix sur le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa.

Ces affirmations restent celles du camp opposé au sacre et font l'objet d'une bataille administrative et judiciaire.

Le 10 octobre en ligne de mire

Pendant ce temps, les préparatifs du sacre de Louis Din Dika se poursuivent. Mais la cérémonie du 10 octobre se profile désormais dans un climat particulièrement tendu. Entre légitimité administrative, légitimité coutumière, contentieux judiciaires et rivalités familiales, le canton Akwa se retrouve au cœur d'une crise de succession dont Mbanya est devenu l'un des principaux foyers.

À dix jours de l'échéance, la question reste entière : le sacre pourra-t-il se tenir sans nouvel affrontement entre les différentes communautés et légitimités coutumières ? Une chose est certaine : la tension est loin d'être retombée, et les prochains jours seront décisifs pour l'avenir de la chefferie Akwa.