Le principe d’une formation militaire rigoureuse au CIFAN de Ngaoundéré est défendu en réaction aux griefs publiés par des militaires en formation sur les réseaux sociaux. Les difficultés rencontrées doivent être signalées par les voies hiérarchiques plutôt que publiquement, tout en considérant que les contraintes évoquées — réveils matinaux, fatigue, limitation du téléphone, longues journées et discipline — peuvent faire partie des exigences d’une formation militaire.
Après avoir lu la publication de Nzumanto, je dois avouer que je suis très amusé par une chose : voir des MILITAIRES en formation ou en stage aller exposer leurs griefs chez un CIVIL, sur les RÉSEAUX SOCIAUX, au lieu de saisir les mécanismes prévus au sein de l’institution militaire.
Et pour moi, c’est surtout cela qui est regrettable.
Lorsqu’on porte l’uniforme, lorsqu’on appartient à une institution aussi structurée que les Forces Armées, les difficultés rencontrées dans le cadre du service doivent d’abord être portées devant la hiérarchie militaire et les voies institutionnelles prévues à cet effet. Pour un militaire, aller se plaindre publiquement chez un civil, sur les réseaux sociaux, jette à mon sens une image regrettable sur l’institution militaire elle-même. Avec ça, comment voulez-vous que le civil respecte votre statut de militaire ??
Et pourtant, en regardant attentivement cette publication, je retiens presque paradoxalement une autre chose : elle montre, par certains des éléments qu’elle veut dénoncer, que la formation militaire au Cameroun répond précisément à une logique professionnelle. Parce qu’il faut le rappeler : UNE FORMATION MILITAIRE N’EST PAS UNE COLONIE DE VACANCES !
Que nous soyons en stage ou en formation militaire, l’objectif est justement de couper progressivement le militaire de certaines habitudes de la vie civile, afin de lui inculquer la discipline, la disponibilité, la résistance, l’obéissance, la concentration et l’esprit de corps.
La limitation de l’usage des téléphones, les réveils très matinaux, les longues journées, la fatigue, les exercices et les restrictions font partie des mécanismes qui peuvent contribuer à cette rupture avec le confort de la vie civile.
Un militaire doit apprendre à fonctionner sans son téléphone.
Il doit apprendre à supporter la fatigue.
Il doit apprendre à se lever avant l’aube.
Il doit apprendre à obéir dans des conditions difficiles.
Il doit apprendre à repousser ses propres limites.
C’EST AUSSI CELA, LA FORMATION D’UN SOLDAT.
Alors, lorsque je lis certains des griefs contenus dans cette publication, je me demande si ceux qui les formulent ont réellement compris l’objectif d’une formation militaire. La formation militaire doit être exigeante.
Elle doit être rigoureuse.
Elle doit forger le caractère.
Elle doit endurcir le corps et l’esprit.
Parce que sur le terrain, face au terrorisme, au grand banditisme, aux crises et à l’insécurité, il n’y a pas de confort, pas de sommeil et surtout pas de place pour l’improvisation.
Pour le militaire, ce que ce militaire décrit, c'est le "Voir bébé" par rapport à ce que certains subissent en formation ou en stage, c'est le principe de la difficulté de la formation, donc il n’y a absolument rien de surprenant.
NOS SOLDATS SONT ESSENTIELS ET VITAUX.
Ils sont les sentinelles qui veillent pendant que la nation dort. Ils sont le rempart qui protège nos frontières. Ils contribuent à garantir la paix, la sécurité et la stabilité de notre pays et de toute la sous-région.
Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, nos soldats font face au terrorisme, aux crises et à l’insécurité avec un courage et un dévouement qui forcent le respect.
Beaucoup ont versé leur sang. Certains ont donné leur vie (Je m'incline devant leur sacrifice). D’autres portent encore les blessures du champ de bataille. Ces hommes et ces femmes méritent notre reconnaissance, notre soutien et surtout notre protection.
Former un soldat, c’est forger son caractère, endurcir son corps et son esprit, lui apprendre la discipline et l’esprit de corps. Un soldat bien encadré est un soldat plus fort.
DONC BRAVO À NOS INSTRUCTEURS ! Bravo aux commandants des centres d’instruction.
Bravo à tous les instructeurs qui, chaque jour, prennent la responsabilité de transformer des jeunes hommes et des jeunes femmes en militaires capables de servir et défendre notre pays dans des conditions parfois extrêmement difficiles.
ALLEZ DE L’AVANT !
Ne cédez pas à la facilité. Ne transformez pas la formation militaire en séjour de confort. Car ceux qui seront appelés demain à défendre le territoire national devront être préparés aujourd’hui à affronter l’adversité.
Et comme le dit si bien cette maxime militaire : « LA SUEUR ÉPARGNE DU SANG. »
Tout en saluant l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité, n’oublions jamais que protéger ceux qui nous protègent, c’est également servir la nation.
HONNEUR ET RESPECT À NOS SOLDATS.
Leon Voss Shance Premium









