Le sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé IV a délivré un récépissé de déclaration de réunion publique au MRC, déposée le 23 septembre 2026 par Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint n°1 du parti. La convention nationale extraordinaire, qui doit élire le successeur de Maurice Kamto à la présidence du MRC, se tiendra le samedi 17 octobre 2026 de 8 heures à 20 heures au siège du parti à Odza.
C'est une étape administrative décisive dans le processus de succession à la tête du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Selon un récépissé officiel daté du 28 septembre 2026, le sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé IV a pris acte du dépôt, le 23 septembre, de la déclaration de réunion publique déposée par Roger Justin Noah pour le compte du MRC.
Le document précise que la convention nationale extraordinaire se tiendra le samedi 17 octobre 2026, de 8 heures à 20 heures, au siège dudit parti politique sis à Odza. Cette rencontre doit permettre aux délégués du parti d'élire un nouveau président national, en remplacement de Maurice Kamto, démissionnaire depuis le 8 septembre 2026, et de son premier vice-président, Mamadou Mota.
Conformément aux dispositions de la loi n°90/055 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et des manifestations publiques, le récépissé engage les organisateurs — Roger Justin Noah, Sindze Deffo Epse Kouam Célemence et Siaka Nestor — à agir dans le strict respect de l'ordre public et à répondre de tout incident qui pourrait survenir à l'occasion de cette réunion.
Le document rappelle également que tout changement de l'objet, du lieu ou de la date de la déclaration sans autorisation préalable de l'autorité administrative est à proscrire. Le récépissé a été délivré pour servir et valoir ce que de droit.
Cette convention se tiendra dans un contexte de vives tensions au sein du MRC. La légitimité du processus électoral interne est contestée, notamment par le candidat Pierre Emmanuel Binyam, qui affirme que sa liste remplissait toutes les conditions d'éligibilité, contredisant ainsi la commission électorale qui évoque des irrégularités et une validation exceptionnelle.
Par ailleurs, le ministère de l'Administration territoriale n'a pas encore pris acte des instances issues de la précédente convention de décembre 2025, ce qui laisse planer une incertitude sur la reconnaissance administrative des nouvelles instances du parti.
La convention du 17 octobre sera donc scrutée de près. Elle devra non seulement désigner un nouveau leader, mais aussi démontrer la capacité du MRC à organiser un processus électoral transparent et à sortir de la crise interne qui le fragilise depuis plusieurs mois.









