Le Cameroun gagne une place dans le classement du Comité pour la banane, passant du 13e au 12e rang mondial. Le rapport retient une valeur d’exportation de 251,4 millions d’euros en 2025, environ 164,9 milliards de FCFA, légèrement inférieure aux 252,6 millions d’euros enregistrés un an auparavant.
Là encore, les différentes sources disponibles ne mesurent pas exactement la même chose. L’INS chiffre à 218 518 tonnes les exportations de la catégorie « bananes, y compris plantains » en 2025, contre 243 428 tonnes en 2024, soit un recul de 10,2 %. Leur valeur douanière atteint pourtant 67,72 milliards de FCFA, contre 36,67 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 84,7 %.
De son côté, l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), qui suit la banane dessert commercialisée par les producteurs de la filière, comptabilise 225 345 tonnes exportées en 2025, contre 210 686 tonnes en 2024, soit une progression de 7 %. Ces différences de périmètre rendent hasardeuse toute comparaison directe entre les volumes de l’Assobacam, les données douanières de l’INS et les valeurs utilisées pour établir le classement international.
Les gains enregistrés sur ces marchés ne signifient pas pour autant que les exportations camerounaises ont progressé dans leur ensemble. L’INS évalue les recettes totales d’exportation à 3 084 milliards de FCFA en 2025, en baisse de 168,1 milliards, soit 5,2 %, par rapport à 2024. Les quantités exportées ont reculé de 10,7 %. À l’inverse, les exportations hors pétrole brut ont progressé de 5,7 % en valeur, et celles hors hydrocarbures de 9,8 %.
Cette amélioration sur quelques produits ne modifie que marginalement le positionnement global du Cameroun. Le Comité de compétitivité classe le pays au 114e rang mondial des exportateurs en 2025, contre le 116e rang en 2024. Il estime que sa part dans les exportations mondiales reste très faible : « sa part de marché demeure (…) faible, bien qu’en légère progression », passant, selon le rapport, de 0,002 % à 0,003 %.
Le contraste est également visible à l’échelle africaine. Avec un poids estimé à 1 % des exportations du continent, le Cameroun occupe le 21e rang, deux places de moins qu’en 2024. Le Comité relève aussi des positions plus éloignées sur les produits transformés, avec une 103e place mondiale pour les produits manufacturés de base et une 131e pour les aliments transformés. Le rapport parle à ce sujet de « rangs mondiaux modestes », montrant que les gains enregistrés sur le caoutchouc, la pâte de cacao et la banane restent concentrés sur quelques filières.









