L’alerte vient d’une source qui n’a pas souhaité décliner son identité. Elle demande au cyber-activiste N’zui Manto d’y mettre du sien pour mettre la pression sur ces responsables concernés, vus alors qu’ils mettaient à exécution leur plan, afin que tout le monde connaisse la vérité et qu’une issue favorable soit trouvé à tout cela.
Le témoignage est précis, avec des détails saisissants : « Bonsoir N’zui, je voudrais attirer votre attention sur une situation urgente survenue le 23 septembre à l’université de Douala », a commencé l’informateur.
Selon lui, trois étudiants, André Okala, Moopoh Nah Beron, Rodongo Adam, tous délégués de l’université et membres de la faculté des sciences juridiques et politiques, ont été interpellés au campus par des éléments du commissariat du 7e de Bépanda alors qu’ils étaient présents pour accompagner leurs cadets dans les préinscriptions.
D’après les confessions de plusieurs étudiants présents, leur interpellation aurait été particulièrement brutale. Elle serait intervenue sur instruction du vice-recteur chargé du contrôle interne, avec l’implication de certains responsables étudiants.
Les personnes interpellées sont actuellement détenues et seraient accusées de beaucoup de choses. On parle notamment d’escroquerie, de trafic d’influence et d’usurpation d’identité (du recteur de l’université de Douala), alors que les étudiants affirment qu’aucune preuve ne leur a été présentée.
Ces derniers jours, dévoile la source anonyme, « des étudiants voulaient marcher pour réclamer leur libération, mais une forte présence policière était déployée autour de la mobilisation ». Pour résumer la situation, trois jeunes étudiants sont détenus, des accusations graves sont émises contre eux et une mobilisation étudiante fortement encadrée.
Leurs camarades demandent au lanceur d’alerte Manto de « vraiment s’intéresser à cette affaire et de la faire vérifier rapidement. Il faut savoir ce qui s’est réellement passé et pourquoi ces étudiants sont détenus ».









