La 50e session du Comité de concertation et de suivi du dialogue social, réunie le 22 septembre à Yaoundé sous la présidence de Grégoire Owona, a remis la révision du Code du travail au centre des discussions.
Le code actuel date de 1992. Le processus de révision, engagé en 2019, a été bousculé par la pandémie, qui a accéléré le télétravail et l’usage des plateformes numériques. Ces activités posent des questions de contrat, d’horaires, de protection sociale, de surveillance et de responsabilité.
Une réforme utile devra aussi parler au travail réel camerounais. Une grande part de l’emploi reste informelle ; nombre de travailleurs ne disposent ni de contrat écrit ni de couverture sociale. Moderniser les concepts sans renforcer l’inspection et l’accès au recours laisserait intacte cette fracture.
Le caractère tripartite du chantier est essentiel. Employeurs, syndicats et État devront désormais publier les principaux arbitrages : statut des travailleurs de plateforme, droit à la déconnexion, prévention du harcèlement et articulation avec la sécurité sociale.









