Actualités of Wednesday, 23 September 2026

Source: www.camerounweb.com

FMI: la mauvaise nouvelle tombe pour les Camerounais, la souffrance va se décupler

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Au-delà des équilibres macroéconomiques et des subventions énergétiques, une enquête de Jeune Afrique met en lumière un autre front de discussion entre Yaoundé et le Fonds monétaire international, potentiellement plus sensible encore : celui de la gouvernance des entreprises publiques et de l'influence croissante de l'exécutif sur le secteur bancaire camerounais.


Selon Jeune Afrique, le FMI pointe des difficultés persistantes dans la gestion des entreprises publiques camerounaises, en dépit de son propre appui au renforcement des capacités locales. L'institution soulignait dans ses conclusions de mars dernier que ces entreprises fonctionnent toujours dans le cadre de dispositifs de surveillance et de gouvernance jugés médiocres, ce qui engendrerait d'importants risques opérationnels et budgétaires pour l'État camerounais.

Une mainmise étatique croissante sur le secteur bancaire pointée du doigt

L'élément le plus sensible documenté par Jeune Afrique concerne l'avertissement du FMI relatif à l'emprise grandissante de l'exécutif sur le secteur bancaire national : l'institution note explicitement que la participation croissante de l'État dans ce secteur amplifie les risques pour la gouvernance et les finances publiques, et appelle en conséquence à un renforcement urgent des garde-fous réglementaires — une mise en garde qui, si elle est suivie d'effet, pourrait contraindre l'État camerounais à revoir sa stratégie d'implication dans le paysage bancaire national.

Le blanchiment de capitaux, un chantier encore ouvert

Jeune Afrique rappelle enfin que le FMI appelle également à l'accélération des réformes de lutte contre le blanchiment de capitaux, condition indispensable pour que le Cameroun puisse sortir de la liste grise du Groupe d'action financière (Gafi) — un enjeu de réputation financière internationale qui dépasse la seule relation bilatérale avec le Fonds.



Ce que cette série d'exigences, documentée par Jeune Afrique, révèle, c'est que les obstacles à la conclusion d'un nouveau programme avec le FMI ne se limitent pas aux seuls indicateurs macroéconomiques les plus visibles. Jeune Afrique cite à cet égard Désiré Avom, qui relève que les relations entre le Cameroun et le Fonds restent globalement apaisées, mais que c'est précisément la mise en œuvre concrète de ces conditions structurelles — gouvernance des entreprises publiques, encadrement du secteur bancaire, lutte contre le blanchiment — qui continue de poser problème, tant elle nécessite de prendre en compte un environnement social et institutionnel particulièrement sensible.