Actualités of Tuesday, 22 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Au Cameroun, les lunettes d'un ministre ont plus de valeur que la vie de 4 journaliste

'Deux de ces journalistes sont sexagénaires. Imaginez l’impact sur leur santé physique' 'Deux de ces journalistes sont sexagénaires. Imaginez l’impact sur leur santé physique'

Des voix s’élèvent pour dénoncer la détention de quatre journalistes camerounais dans le cadre de la disparition des lunettes d’Alamine Ousmane Mey. Libérés après que l’affaire a suscité une attention sur les réseaux sociaux, ils réclament des explications et un dédommagement pour le préjudice subi.

Les lunettes du ministre arrachent la liberté à 4 journalistes

4 journalistes ont été enfermés pendant une semaine dans une cellule infecte du commissariat du 10ᵉ puis le commissariat central numéro 1, pour une simple paire de lunettes que le ministre Ousmane Mey avait égarées

Le ministre a retrouvé ses lunettes mais eux croupissaient en détention, obligés de faire leurs besoins sur eux.

Des journalistes, des pères de famille, traités comme des animaux pour une foutue paire de lunettes, puis libérés en catimini lorsque l’affaire est devenue virale sur les réseaux. Le ministre, lui, poursuit sa vie tranquillement. Même pas un mot d’excuse.

Ces professionnels avaient quitté leurs familles pour aller travailler, pour couvrir un événement où se trouvait le ministre de l’Économie.
Ils se sont retrouvés incarcérés dans des cellules surpeuplées, infestées de souris, de cafards, de puces, saturées d’odeurs nauséabondes, avec des toilettes bouchées.

Ils avaient été incarcérés sans audition. Un policier a même lancé, tout nonchalant « Il y a plein d’innocents en détention. »

Deux de ces journalistes sont sexagénaires. Imaginez l’impact sur leur santé physique.

Il y a aussi une dame parmi eux, son téléphone a été confisqué.
Ils étaient régulièrement rackettés.

Pendant ce temps, la vie continue paisiblement pour le ministre.
François Essomba, Igor Amos Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djikam doivent être dédommagés.

Angie Forbin