Actualités of Tuesday, 22 September 2026

Source: La République n°1237

Intervention : une mission spéciale confiée à des éléments de l’armée

Le message est clair Le message est clair

En adressant au 13ème contingent de la Minusca des injonctions d’une fermeté sans équivoque, le ministre Joseph Beti Assomo trace une ligne rouge doctrinale qui dépasse le simple rappel à l’ordre disciplinaire.

Quand le haut commandement exige « qu’aucune situation répréhensible ne devra être éludée ou passée sous silence », il formule l’équation fondamentale de la légitimité militaire contemporaine : l’efficacité sur le terrain n’a de valeur que si elle s’adosse à une irréprochabilité éthique absolue.

Comme le soulignait fort justement le sociologue militaire Morris Janowitz dans ses travaux sur le soldat professionnel, « la cohésion et le prestige d’une force armée moderne reposent moins sur la contrainte que sur le respect intériorisé des normes éthiques et du contrat social avec la Nation ».

Sur le théâtre centrafricain, où la gestion de crise s’avère éprouvante et multidimensionnelle, le comportement individuel de chaque sous-officier et officier engage la crédibilité diplomatique du Cameroun tout entier.

À travers la remise de l’étendard national, l’État ne confie pas seulement une mission de sécurisation aux Casques bleus : il leur délègue la garde de son prestige international. Pour résonner avec la pensée d’Alexis de Tocqueville, pour qui « les nations d’élite se reconnaissent à la rigueur avec laquelle elles maintiennent la vertu au sein de leurs institutions », ce message ministériel rappelle que l’honneur des armes camerounaises sous la bannière de l’ONU exige un encadrement sans complaisance.

Le « mode zéro faute » n’est plus une option, c’est l’impératif catégorique du rayonnement de la nation.