Un différend familial autour de la succession du défunt Nicolas Amougou Noma pourrait prendre une nouvelle dimension. L'un des membres de la famille alerte sur un projet de cession d'une parcelle appartenant au patrimoine familial, située à Odza avant borne 10, sur laquelle se trouvent le caveau familial, des habitations ainsi que la tombe de son père. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le, est cité comme acquéreur potentiel.
C'est une affaire qui mêle conflit de succession, patrimoine familial et personnalité politique. Selon les informations recueillies, un membre de la famille du défunt Nicolas Amougou Noma tire la sonnette d'alarme. Il dénonce un projet de vente d'une parcelle appartenant au patrimoine familial, située à Odza avant borne 10, dans la banlieue de Yaoundé.
Le bien en question ne se limite pas à un simple terrain. Il abrite, selon le témoignage de l'alerteur, le caveau familial, plusieurs habitations ainsi que la tombe de son père. Un lieu de mémoire et de recueillement qui, s'il était vendu, porterait atteinte à l'intégrité du patrimoine familial et à la dignité des défunts qui y reposent.
L'alerteur explique que l'héritier de ce patrimoine était son oncle Endomo, aujourd'hui décédé. Il affirme que la veuve de ce dernier, Lucie Endomo, présentée comme une ancienne employée de la SIC, et son fils Serge Francky Endomo, se prévaudraient désormais de la qualité d'ayants droit et envisageraient de vendre cette parcelle.
Une prétention contestée par l'alerteur, qui estime que ces personnes ne disposent pas des droits nécessaires pour céder un bien aussi symbolique. Le différend porte donc d'abord sur la succession et sur l'identité des personnes juridiquement habilitées à disposer du bien.
Joseph Le cité comme acquéreur potentiel
Le nom du ministre camerounais de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le, est cité comme acquéreur potentiel du terrain. Une information qui, si elle était confirmée, ajouterait une dimension politique à un conflit familial déjà complexe.
Contacté, l'entourage du ministre n'a pas souhaité commenter ces informations. Ni Lucie Endomo ni Serge Francky Endomo n'ont non plus réagi publiquement aux accusations portées contre eux.
L'existence sur la parcelle de sépultures et d'un caveau familial ajoute une dimension particulièrement sensible au conflit. En droit camerounais, les sépultures bénéficient d'une protection spécifique, et leur présence sur un terrain peut constituer un obstacle à sa cession ou à sa transformation. Au-delà de l'aspect juridique, c'est la question du respect dû aux morts et à la mémoire familiale qui est posée.
L'affaire pourrait connaître de nouveaux développements dans les jours à venir, notamment si l'alerteur décide de saisir la justice pour faire valoir ses droits et empêcher la vente. Une chose est certaine : ce conflit de succession, en apparence anodin, touche à des questions de mémoire, de patrimoine et de dignité qui dépassent largement le cadre juridique.









