La frontière entre une accusation publique et une procédure institutionnelle doit rester nette. Le journaliste Jean-Claude Mbede a adressé une lettre ouverte aux organes d’éthique de la FIFA et aux instances de la CAF pour demander des enquêtes sur la gestion de la Fecafoot.
Le texte réclame notamment un audit financier indépendant et une autosaisine. Ce sont les demandes de son auteur. Rien dans les éléments publiés ne confirme que la FIFA ou la CAF a ouvert un dossier, accepté les griefs ou prononcé une mesure contre Samuel Eto’o.
Une institution internationale suit des règles de compétence, de recevabilité et de preuve. Les personnes mises en cause doivent aussi pouvoir répondre. La médiatisation peut attirer l’attention, mais elle ne remplace ni document comptable ni décision motivée.
Le sujet devient publiable à condition de conserver ces distinctions. Le prochain fait nouveau sera une réponse officielle, un numéro de dossier ou l’annonce d’une enquête. En attendant, le conditionnel et l’attribution précise sont indispensables.









