Le bien-être du patient n’est visiblement plus ce qui importe dans plusieurs hôpitaux du pays. L’argent est ce qui compte. C’est cela le « Cameroun sous l’ère de Paul Biya », déplore N’zui Manto qui raconte un fait.
Il est un peu plus de 21 heures à l’hôpital de district de Pitoa dans la région du nord où une femme enceinte se rend pour accoucher. Le Dr Hassan, directeur de l’établissement, observe la jeune femme et conclut à une césarienne exigeant au passage la somme de 150 000 francs CFA.
La famille de la femme enceinte en pleurs qui se tord de douleurs négocie la somme de 100 000 francs, mais au moment de verser cette somme, ne ramène que 80 000 francs représentant leur fortune.
Le Dr Hassan refuse, laissant la femme enceinte à son sort. La femme, sentant l’enfant arriver, sort de l’hôpital et court dans une broussaille ténébreuse où elle s’allonge à même le sol, ouvre les jambes, pousse et accouche.
Elle accouche sans césarienne et sans avoir débourse les 150 000 francs CFA. Voici la preuve que la césarienne est un juteux business au Cameroun. Il y a deux semaines, une femme enceinte mourrait avec son bébé dans une formation de santé dans la même région lors des circonstances similaires.









