Actualités of Monday, 21 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Jeune Afrique :depuis 2021, le patronat boycotte un forum économique majeur avec l'État

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Le rétrécissement de l'espace de dialogue au Cameroun ne concerne pas uniquement les partis politiques : il touche également les relations entre l'État et le secteur privé. Une enquête de Jeune Afrique révèle qu'un rendez-vous économique majeur, censé réunir chaque année pouvoirs publics et opérateurs économiques, est tombé en désuétude depuis plusieurs années déjà.



Selon Jeune Afrique, le Cameroon Business Forum, plateforme annuelle destinée à réunir l'État et le secteur privé pour discuter du climat des affaires, ne s'est plus tenu depuis que le patronat a protesté contre son exclusion de la préparation de l'édition de 2021. Une rupture qui, cinq ans plus tard, n'a toujours pas été résorbée, laissant les opérateurs économiques camerounais sans cadre institutionnel formel pour faire entendre leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics.

Une inquiétude économique qui fait écho aux préoccupations politiques

Jeune Afrique établit un parallèle éclairant entre cette situation et le constat plus large dressé sur l'ensemble de l'espace de dialogue camerounais : les opérateurs économiques s'inquiéteraient, au même titre que les acteurs politiques ou la société civile, de la disparition quasi systématique de tous les espaces de discussion avec l'exécutif, ainsi que de l'absence de prise en compte de leurs avis dans les décisions qui les concernent directement.



Ce que cette situation, documentée par Jeune Afrique, met en lumière, c'est l'ampleur transversale du mode de gouvernance décrit par l'enquête comme unidirectionnel : loin de se limiter aux partis d'opposition, la marginalisation des corps intermédiaires touche également des acteurs a priori moins susceptibles d'être perçus comme des opposants politiques, comme les représentants du patronat. Une situation qui interroge sur la capacité du Cameroun à maintenir un climat des affaires attractif pour les investisseurs, à l'heure où le pays cherche justement à rassurer ses partenaires économiques internationaux sur sa stabilité institutionnelle.