Actualités of Tuesday, 15 September 2026

Source: www.camerounweb.com

CRTV : voici la femme choisie par Paul Biya pour remplacer Charles Ndongo

Cameroon Radio Television Cameroon Radio Television

La Cameroon Radio Television, comme plusieurs sociétés publiques, va connaître un changement à la tête de leur directoire, avec le nouveau gouvernement qui se fait annoncer depuis un moment. La chaîne de télévision s'apprête à vivre un séisme historique.

Depuis des mois, les rumeurs de remaniement à la tête des grandes entreprises publiques alimentent les conversations de salon à Yaoundé. Au cœur des attentions se trouve la direction générale de la CRTV. En poste depuis 2016, le journaliste et directeur général Charles Ndongo voit son magistère régulièrement interrogé par le calendrier politique et administratif.

Pour lui succéder, un autre visage de la maison est annoncé : Madeleine Soppi Kotto. Rendre à César ce qui lui appartient, Ndongo avait pour mission de moderniser l'offre éditoriale et de rompre avec les lourdeurs du passé. En une décennie, il a marqué de façon profonde l'organe public.

C'est sous sa direction que ce média d'État a donné de la vitesse à sa mutation numérique et modernisé ses infrastructures de production. Néanmoins, l'usure du pouvoir et le besoin de renouvellement des élites managériales font qu'une succession est envisagée.

Madeleine Soppi Kotto est décrite comme un choix de la compétence et de la récompense. Elle symbolise la fidélité au régime en place. Son adhésion totale au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, n'est plus à prouver.

La nomination de Kotto s'inscrirait donc dans une logique de continuité technique et de rupture symbolique. C'est une femme respectée du paysage audiovisuel, étant la première femme à avoir commenté des matchs de football à la radio nationale, puis première femme promue directrice de l'information de la CRTV.

Si elle est l'élue, elle aura de gros dossiers à gérer. Par eux, la gestion des tensions budgétaires, la couverture équitable des grands rendez-vous politiques du pays et la concurrence de plus en plus agressive des médias privés et des plateformes numériques.