Maurice Kamto a passé la patate chaude. Ou disons qu'il l'a lâchée. Qui pour le prendre ? Le lanceur d'alerte Jorel Jacques a peut-être une idée qu'il ne cache pas.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas avec les candidatures à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Les anciens prisonniers politiques, vous êtes où ? Être "ancien prisonnier politique" ne vous empêche pas d'être président de parti, bien au contraire.
Toutes les candidatures au poste de président du MRC sont des bureaucrates du MRC, c'est-à-dire des personnes qui sont plus ou moins des hauts cadres de cette formation politique et je vois même des têtes inconnues qui sortent de nulle part. Mais la base militante elle-même est où ? C'est la base qui porte un parti.
Dans cette base se trouvent les véritables militants, c'est-à-dire les personnes qui sont véritablement pour le changement. Au-delà même de ces anciens prisonniers politiques, dont certains feraient très bien le job, j'en connais des militants qui font à leur petit niveau des choses extraordinaires tant sur le plan personnel que pour l'éveil des consciences et qui, s'ils venaient à se présenter, seraient votés devant les grands cadres du MRC que je vois là.
J'en connais même des militants qui ont pu faire construire des écoles et si une personne est capable de retaper une école, cette personne est capable d'être président de parti. Mais curieusement, les personnes qui se présentent sont toujours les mêmes d'en haut et quelques inconnus. Donc la base, présentez-vous. Ou vous n'avez pas confiance en vous ?
Je n'ai pas envie de nommer certaines personnes, mais j'ai l'impression que beaucoup en bas de l'échelle se sous-estiment au MRC où alors les cadres vous empêchent de candidater ? Franchement je ne comprends pas. Normalement, le prochain président du MRC doit au moins avoir fait soit la prison car ayant participé au moins à une marche, soit avoir fait le terrain. Et en plus où sont les femmes ? Les femmes du MRC qui ont été nombreuses sur les plateaux télés à défendre le MRC, vous êtes où ?









