Actualités of Sunday, 13 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Pourquoi les enseignants du supérieur maintiennent la grève malgré les paiements annoncés

Le dialogue a repris, mais le SYNES n’a pas encore levé son mot d’ordre à l’approche de la rentrée Le dialogue a repris, mais le SYNES n’a pas encore levé son mot d’ordre à l’approche de la rentrée

Un paiement partiel peut détendre une trésorerie sans restaurer une confiance abîmée pendant des années. C’est le nœud de la confrontation entre l’État et les enseignants.

Le gouvernement a présenté l’apurement de 41 % de la dette académique historique comme un signe d’accélération. Le Syndicat national des enseignants du supérieur maintient néanmoins la pression. Cette position ne nie pas les paiements annoncés ; elle souligne que la crise porte aussi sur le rythme, la méthode et l’accumulation de nouvelles créances.

La dette principale documentée couvre la période 2000-2021. Mais les prestations réalisées entre 2020 et 2025 doivent encore être recensées dans la dette flottante de l’État. Le chevauchement des périodes illustre la difficulté : pendant qu’une ancienne dette est soldée, une autre peut se constituer si le paiement courant n’est pas sécurisé.

À la veille de la rentrée 2026-2027, l’incertitude touche directement les étudiants. Une grève prolongée peut perturber les inscriptions, les cours, les soutenances et la publication des résultats. Les universités de Bamenda, Buéa et Maroua, annoncées comme prioritaires, serviront de premier indicateur de la capacité de l’exécutif à transformer la réunion en versements visibles.

Une désescalade crédible pourrait reposer sur trois éléments simples : une liste contradictoire des créances, des échéances datées et un mécanisme de suivi associant syndicats, universités, MINESUP et MINFI. La confiance ne se décrète pas dans un communiqué. Elle se reconstruit lorsque chaque engagement peut être contrôlé et que le paiement d’une prestation devient la règle, non l’exception.