Actualités of Saturday, 12 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Dans les aéroports, le péril vient parfois d’un oiseau, d’une chèvre ou d’une décharge

Inspection des abords d’une piste d’aéroport camerounais pour prévenir les collisions Inspection des abords d’une piste d’aéroport camerounais pour prévenir les collisions

Une collision avec un oiseau dure une seconde. Ses conséquences peuvent immobiliser un avion pendant des jours. Autour des pistes de Douala et Nsimalen, la sécurité commence donc bien avant le décollage.

Entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2026, 656 événements de sécurité liés aux oiseaux ou à d’autres animaux auraient été enregistrés dans l’aviation camerounaise. Plus de la moitié concerneraient Douala et plus du tiers Yaoundé-Nsimalen.

Dix-huit cas sont classés comme sérieux : dommages matériels, décollages interrompus, retours en vol, annulations ou immobilisations prolongées. Ces chiffres ont été présentés lors d’une session du comité national consacré au risque aviaire et animalier, sous la conduite du ministre des Transports et de la directrice générale de la CCAA.

La prévention ne relève pas uniquement des aéroports. Les décharges, eaux stagnantes et activités qui attirent les oiseaux augmentent le risque. Les clôtures dégradées peuvent également laisser passer du bétail. La question relie donc aviation, urbanisme, collecte des déchets et contrôle des abords.

Publier le nombre d’événements sans préciser leur gravité peut inquiéter à tort. Le bon indicateur associe mouvements d’avions, espèces impliquées, phase du vol et conséquences. Il permet de cibler l’assainissement, l’effarouchement, la clôture et la coordination avec les communes voisines.