Le sport pour tous réclame précisément ce que la haute administration possède rarement : du temps de proximité. Réélu président tout en restant ministre, Ibrahim Talba Malla devra démontrer que les deux agendas peuvent produire autre chose qu’une feuille de route.
Ibrahim Talba Malla a été réélu le 28 août à la tête de la Fédération camerounaise des sports pour tous par 32 voix sur 32. Le ministre des Marchés publics annonce comme priorités le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord, où insécurité et déplacements réduisent l’accès aux activités collectives.
Le programme prévoit l’animation des ligues régionales, la formation d’encadreurs, la sécurité de l’effort physique et une présence accrue des femmes dans la gouvernance. Le sport pour tous vise moins la médaille que l’activité régulière, la santé, le lien social et l’inclusion des publics éloignés.
Le cumul d’une fonction ministérielle et d’une présidence fédérale pose une question de disponibilité et de gouvernance, sans constituer à lui seul une irrégularité. La réponse utile réside dans les statuts, les délégations, la transparence financière et l’absence de confusion entre ressources publiques et fédérales.
Dans les zones fragiles, une marche ou une séance communautaire peut restaurer du lien, mais elle exige une analyse de sécurité et des animateurs locaux. Le bilan devra compter les participants réguliers, pas seulement les cérémonies de lancement.









