Actualités of Friday, 11 September 2026

Source: www.camerounweb.com

URGENT: le mandat d'arrêt est sorti, terrible nouvelle pour le Dr Olive Ngobo, sa première réacction

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Dans une déclaration publique d'une rare virulence, le Dr Olive Ngobo Elok s'en prend directement à la magistrate MVOА NZIE Berthe, juge d'instruction au Tribunal militaire de Yaoundé. Contestant la légalité d'un mandat d'arrêt qu'elle dit avoir découvert sur les réseaux sociaux, l'experte en relations internationales argue de l'incompétence du tribunal militaire pour les faits d'escroquerie et menace de poursuites pénales et disciplinaires la magistrate.

C'est une sortie qui ne passe pas inaperçue. Le Dr Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales et présidente de LIVIA Foundation, a publié une déclaration cinglante à l'adresse de la Lieutenante-Colonelle MVOА NZIE Berthe, épouse TAMBE EBOT, juge d'instruction près le Tribunal militaire de Yaoundé, en charge du dossier opposant le vice-amiral Joseph Fouda à Parfait Mbapou et consorts .

Un mandat « nul et de nul effet » ?

Le Dr Ngobo affirme avoir découvert l'existence d'un acte signé du 10 mars 2026 dont elle ignorait l'existence. Elle conteste fermement sa légalité en invoquant les dispositions de la loi n° 2008/015 du 29 décembre 2008 portant organisation judiciaire militaire. Selon elle, les faits qui lui sont reprochés — des accusations d'escroquerie — relèvent de la compétence exclusive des tribunaux de droit commun et ne sauraient justifier la saisine du Tribunal militaire.

« En conséquence, ce prétendu mandat est nul et de nul effet », assène-t-elle. Elle cite l'article 7 de la loi, qui limite la compétence du tribunal militaire aux infractions purement militaires ou impliquant des militaires dans l'exercice de leurs fonctions. Les infractions d'escroquerie, souligne-t-elle, ne figurent pas dans cette liste.

Une mise en cause directe de la magistrate

Le Dr Ngobo ne se contente pas de contester la procédure. Elle s'en prend directement à la magistrate, rappelant qu'elle a « grandi depuis ma naissance d'un père militaire » et que, si elle avait embrassé la carrière des armes, « nous porterions aujourd'hui le même grade et serions de la même promotion ». « Votre statut d'officier et vos galons ne m'impressionnent donc en rien », lance-t-elle.

Elle accuse la juge d'instruction d'« instrument[er] la justice en acceptant de conduire des procédures sur commande, des dossiers signalés au mépris des règles procédurales et en violation manifeste des règles de compétence ».

Des menaces de poursuites

Dans un crescendo menaçant, le Dr Ngobo annonce son intention de poursuivre la magistrate : « Je vous ferai honneur en collant un procès pénal et disciplinaire à votre encontre pour détournement de compétence, violation du serment de magistrat, déni de justice et abus d'autorité, harcèlement judiciaire afin que soient tirées toutes les conséquences légales quant à votre maintien au sein des Forces de Défense et de la Magistrature ».

Elle conclut par un avertissement sans ambiguïté : « Vous n'allez pas me dépasser dans ce pays, peu importe le nombre des commanditaires, des exécutants et des complices ! Ce que vous cherchez sur ma tête vous sera servi avec réciprocité ! Je vous affronterai tous ».

Un contexte de guerre judiciaire

Cette sortie s'inscrit dans le cadre du conflit qui oppose le Dr Ngobo au vice-amiral Joseph Fouda depuis plusieurs années. En 2024, elle avait été incarcérée pendant 49 jours à la suite d'une plainte déposée contre elle par le haut gradé . Le 25 août 2026, elle a déposé à son tour une plainte contre le vice-amiral, l'accusant notamment de torture, corruption, complicité d'enlèvement et haute trahison .

Dans ses récentes déclarations, le Dr Ngobo a également annoncé le lancement d'une campagne de sensibilisation sur la Sécurité Militaire (SEMIL) et le Tribunal Militaire, visant à éclairer les citoyens sur « les limites de compétence de ces institutions ainsi que les voies de recours disponibles, pour mieux se prémunir contre tout abus d'autorité » .

Cette nouvelle offensive verbale marque une escalade dans un dossier qui continue de secouer les hautes sphères de l'État camerounais, où se mêlent accusations d'usurpation d'identité, luttes d'influence au sommet du pouvoir et guerre des services de renseignement .