Un virus voyage à la vitesse d’un avion, mais la réponse publique dépend d’une chaîne beaucoup plus lente. À Yaoundé, les experts cherchent à raccorder compagnies, aéroports, santé et frontières avant la prochaine crise.
L’École de formation de la Cameroon Civil Aviation Authority à Nsimalen accueille du 7 au 11 septembre la 12e réunion du programme CAPSCA Afrique et un atelier sur la préparation aux urgences de santé publique dans l’aviation civile.
Le dispositif doit tirer les leçons de la pandémie de Covid-19 et d’autres événements sanitaires. Il ne s’agit pas seulement de contrôler une température à l’arrivée : l’efficacité repose sur l’alerte, l’isolement, le transfert médical, l’information des passagers et la continuité minimale du transport aérien.
Les exercices doivent associer autorités sanitaires, exploitants d’aéroport, compagnies, immigration, police, services médicaux et communication. Une procédure écrite qui n’a jamais été simulée peut échouer dès les premières heures, lorsque les responsabilités se chevauchent.
Pour le Cameroun, Douala et Yaoundé constituent des portes régionales. L’atelier sera utile s’il débouche sur des plans actualisés, des audits et des simulations publiquement documentées. La mémoire du Covid ne doit pas s’effacer avant d’avoir produit une organisation durable.









