À l’UCAC, un master veut faire sortir les droits de l’enfant des colloques. Les textes africains et internationaux protègent déjà largement l’enfant. Le vide se situe souvent entre la norme et le guichet : celui qui écoute, documente, soigne, enquête et accompagne. Le nouveau master veut former cette chaîne humaine.
L’Université catholique d’Afrique centrale et l’UNICEF ont lancé le 8 septembre, sur le campus d’Ekounou, un master Enfance et droits de l’enfant. L’UCAC le présente comme le premier programme spécialisé de ce type dans la sous-région d’Afrique centrale.
Le cursus est interdisciplinaire. Il vise notamment fonctionnaires, magistrats, personnels de santé, enseignants, travailleurs sociaux, forces de défense et acteurs pastoraux. Sa préparation découle d’un accord signé avec l’UNICEF en mai 2025 et de la Déclaration de Yaoundé issue d’une conférence tenue en novembre 2025.
Le choix du public est décisif : une situation de violence ou de négligence traverse souvent plusieurs institutions. Former ensemble juristes, soignants et éducateurs peut réduire les ruptures de prise en charge, à condition que les stages, laboratoires pratiques et procédures de signalement occupent une place réelle.
La promesse devra être évaluée par les compétences produites, l’insertion des diplômés et l’effet sur les services. Un master ne protège pas directement un enfant ; il peut toutefois donner aux institutions des professionnels capables de transformer une convention en décision rapide et adaptée.









