La Plateforme des organisations socio-professionnelles des chauffeurs des transports routiers a adressé le 8 septembre 2026 un « mémorandum de ras-le-bol » au Premier ministre Joseph Dion Ngute. Si rien n’est fait, elle annonce une grève générale pacifique à partir du 28 septembre, avec sit-in devant Transports, Commerce, Travail, Travaux publics, CSPH et Primature.
Parmi les revendications portées par Patrice Samen, président de la FNSCPC et vice-président de la CSTC, on retrouve :
« • Suspension définitive de Yango : concurrence déloyale, taxis sans titres de transport en commun, commission de 24 %, prix fixés hors ministère du Commerce, capitaux vers Dubaï. Yango n’aurait pas régularisé après une mise en demeure expirée le 15 juillet.
« • Sécurité routière : bouchage des nids-de-poule tous les 6 mois, panneaux à jour, aires de repos, 2 chauffeurs par bus/camion, révision des véhicules tous les 6 mois, plaques CEMAC pour les motos.
« • Statut social : sécurité sociale obligatoire, salaires +30 %, bulletins de paie, primes de rendement/kilométrage, recyclage tous les 2 ans (financé notamment par la CSPH), conventions collectives étendues par décret.
« • Baisse des prix des lubrifiants ; implication des syndicats dans le cantonnage et la prévention routière. »
Aussi faut-il le rappeler ce n’est pas le même mouvement que la menace de grève du fret du 24 août, levée après des concessions (licence S6, contrôles, pesage). Ici ce sont surtout les chauffeurs (urbain et interurbain) qui brandissent cette menace de grève avec Yango comme cible centrale.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagi officiellement face à ce préavis de grève. Mais il faut souligner que d’ici le 28, un dialogue peut encore faire reculer le mot d’ordre.









