Après Essos, la découverte a immédiatement nourri les rapprochements et les rumeurs. La priorité reste pourtant d’identifier, protéger et entendre les personnes avant de qualifier les faits.
Vingt personnes, dont dix femmes, huit hommes et deux enfants âgés de six et sept ans, ont été retrouvées le 6 septembre dans le sous-sol en terre battue d’une concession à la Montée Mosquée, au quartier Ngousso à Yaoundé.
La gendarmerie serait intervenue après l’alerte de riverains. Le lieu aurait servi aux activités d’une structure religieuse appelée Mercy of God Ministries. Le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, s’est déplacé pour calmer une foule inquiète.
La présence de personnes dans un sous-sol ne permet pas, à elle seule, de conclure à une séquestration, une traite ou un lien avec l’affaire d’Essos. Les conditions matérielles, le consentement des adultes, la situation des enfants et les responsabilités individuelles doivent être établis par l’enquête.
Les médias et les réseaux sociaux doivent éviter les chiffres non vérifiés et protéger l’identité des mineurs. Une communication officielle rapide réduirait la panique tout en indiquant les mesures sociales et judiciaires prises. La prudence n’est pas une minimisation ; elle protège la vérité à venir.









