Pour les ménages, une promotion n’est pas un slogan mais une addition. Entre cahiers, uniforme et nourriture, chaque différence de prix décide parfois de ce qui sera acheté maintenant ou reporté.
À l’approche de la rentrée, le boulevard du 20 Mai à Yaoundé accueille près d’une centaine de stands consacrés aux fournitures scolaires et aux produits de grande consommation. Les réductions annoncées varient de 5 à 30 % selon les articles.
Les écarts sont plus parlants lorsqu’ils touchent le panier quotidien. Un sac de 25 kilogrammes de riz thaïlandais est présenté à 10 000 FCFA contre 13 000 FCFA dans certains circuits habituels, tandis qu’un sac de 50 kilogrammes de riz pakistanais est annoncé à 13 500 FCFA au lieu d’environ 18 500 FCFA.
Ces prix peuvent soulager temporairement les familles, mais l’accès compte autant que la remise. Le déplacement vers le centre-ville, le temps d’attente et la disponibilité des stocks réduisent l’avantage pour les ménages éloignés. Une promotion ponctuelle ne corrige pas non plus l’évolution générale du coût de la rentrée.
L’initiative gagnerait à publier les prix de référence, les quantités disponibles et les mécanismes de contrôle. Le consommateur peut alors vérifier la réduction plutôt que se fier à une affiche. La transparence transforme la foire commerciale en véritable outil de pouvoir d’achat.









