Actualités of Saturday, 5 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Cacao, pourquoi le producteur camerounais reçoit davantage que l’Ivoirien

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Le chiffre flatte le Cameroun, mais la comparaison exige de regarder le moment, la qualité, les coûts et surtout les règles de fixation des prix.
La Côte d’Ivoire a fixé à 1 200 FCFA le kilogramme le prix minimum garanti pour sa campagne 2026 à 2027, tandis que des prix pratiqués au Cameroun seraient proches du double. L’écart alimente un débat sur le modèle le plus favorable aux planteurs.

Le Cameroun fonctionne avec un marché plus libéralisé où les acheteurs se concurrencent et où le prix intérieur réagit rapidement aux cours internationaux. La Côte d’Ivoire organise davantage la campagne autour d’un prix garanti, qui protège contre certaines baisses mais peut transmettre plus lentement une flambée du marché mondial.

Comparer un prix garanti de début de campagne à un prix ponctuel négocié exige de la prudence. Le producteur ne reçoit pas toujours le prix affiché. La qualité des fèves, l’humidité, la distance, les commissions et le pouvoir de négociation de la coopérative modifient le revenu net.

Pour le Cameroun, la vraie réussite serait de transformer l’embellie en productivité, qualité et épargne plutôt qu’en hausse temporaire. Des données régulières par bassin de production permettraient de savoir qui profite réellement de l’écart et si le revenu résiste lorsque les cours mondiaux se retournent.