Le soutien de Samuel Eto’o à Gianni Infantino est motivé par des intérêts personnels et la volonté de préserver son poste. Il lui est reproché son bilan jugé insuffisant en matière de formation et de développement des jeunes talents, malgré les financements reçus par la fédération. Les références au panafricanisme et à Nelson Mandela servent à masquer les échecs de gestion et les accusations de malversations visant Eto’o.
DROIT DE RÉPONSE À L’INTERVIEW DE SAMUEL ETO’O : QUAND L’IMPUNITÉ RIME AVEC CORRUPTIONS AVÉRÉES. POURQUOI LE « PRÉSIDENT » CAMEROUNAIS N’EST QU’UN PION DE GIANNI INFANTINO SUR L’ÉCHIQUIER MONDIALE
Le droit de réponse cinglant à un président de fédération qui confond vertiges de pouvoir et impuissance sportive.
Dans la vie, il y a ceux qui parlent pour l’histoire, et ceux qui parlent pour survivre. En accordant une énième interview au journal L’Équipe, Samuel Eto’o, le président de la Fecafoot, a tenté de se poser en nouveau Mandela du football africain, en justifiant son soutien indéfectible à Gianni Infantino par une supposée lutte contre le "modèle des gros pays". Une sortie médiatique qui, si elle est habile sur la forme, cache une réalité bien plus sordide sur le fond.
C'est donc avec un mélange d'incrédulité et d'amusement que la communauté du football camerounais a suivi, ces derniers jours, la cascade d'interviews du futur ex-président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Samuel Eto'o. D'abord CNN, ensuite L'Équipe. À chaque fois, le même discours victimaire, la même rhétorique du pays opprimé, la même tentative de se positionner en chevalier blanc défendant les intérêts de l'Afrique contre les méchants Européens.
Sauf qu'il manque un élément crucial à ce roman héroïque : la vérité. Samuel Eto'o n'a jamais eu besoin de génie politique pour justifier ses choix. Il lui suffisait simplement de rendre des comptes. Mais c'est précisément ce qu'il refuse de faire. Et pour cause.
LE CORPS DE L’ARGUMENTATION : LA VÉRITÉ DERRIÈRE LE SOUTIEN À INFANTINO
Samuel Eto’o n’a aucun autre choix que de soutenir mordicus Gianni Infantino, et cette loyauté n’a rien d’une question de principe. Elle est le fruit d’une véritable "alliance de nécessité" scellée en 2024. Pourquoi ? Parce que la FIFA, et plus précisément son président, tient entre ses mains l’épée de Damoclès qui peut à tout moment mettre fin à sa carrière administrative.
-Le scandale 1XBET : La signature d’un contrat d’ambassadeur avec une entreprise de paris sportifs (1XBET) par Samuel Eto'o à titre personnel était un cas de conflit d’intérêts manifeste et une violation flagrante du Code Ethique de la FIFA, notamment la violation des règles relatives aux paris sportifs qui constitue une infraction directe à l'article 27 du Code d'éthique de la FIFA, Les personnes (dirigeants sportifs, joueurs, arbitres et autres officiels) ne peuvent posséder d'intérêts ou de parts dans des entités qui gèrent, promeuvent ou organisent des paris sportifs ou jeux liés au football. Ce seul fait, aux yeux des règlements stricts de la FIFA, était passible d’une suspension de 10 ans de toute activité liée au football.
-Le détournement des fonds des matchs amicaux : Qui peut oublier le scandale du match amical Russie/Cameroun, où une enveloppe de près de 400 millions de FCFA (représentant la prime de participation du Cameroun à cette rencontre) a mystérieusement atterri sur le compte bancaire personnel de Samuel Eto’o à la Nation Bank of Qatar à Doha ? Le même schéma s’est reproduit pour le match Mexique/Cameroun. Ces faits, dénoncés par des acteurs intègres du football camerounais, sont connus des instances internationales. Le code Ethique de la FIFA interdit l'utilisation abusive ou le vol et le détournement des avoirs financiers appartenant à la FIFA, aux confédérations ou aux associations membres (Fédérations).
-Les sanctions symboliques de la FIFA : Malgré l’évidence de ces manquements, la FIFA a fermé les yeux, préférant garder ces dossiers comme un moyen de pression. Elle n’a infligé qu’une "claque sur la main" en 2024 (une suspension de six mois lui interdisant d’assister aux matchs des Lions Indomptables), avant de le laisser reprendre ses fonctions. Quant à la Confederation of African Football (CAF), elle a dû sévir récemment en le suspendant des stades pour quatre matchs et en lui infligeant une amende de 20 000 dollars suite à son comportement lors du match Maroc/Cameroun en janvier 2026.
Face à ce passif judiciaire, Samuel Eto’o n’est pas un leader, il est un "HOMME-LIGE", UN NAIGRE DE SERVICE au Service de Gianni Infantino. Il doit son maintien à la tête de la Fecafoot à la clémence de Gianni Infantino, qui voit en lui un allié utile pour maintenir son influence et l'influence de la FIFA sur le continent africain.
Ces scandales majeurs pèsent sur la gestion d'Eto'o à la tête de la Fécafoot, et aucune interview internationale ne pourra les gommer.
Samuel Eto'o n'a aucun choix politique. Son soutien à Gianni Infantino n'est pas une position de principe : c'est un contrat de silence.
Infantino a maintenu Eto'o à la tête de la Fécafoot depuis 2024 malgré les scandales, utilisant précisément ces scandales comme levier de contrôle. C'est une mécanique classique du chantage institutionnel : vous me devez votre poste, donc vous ferez ce que je vous demande.
LA COMPARAISON MANDELA : UNE MASCARADE OSÉE
La comparaison avec Mandela est une insulte à l’histoire : Que mon dernier Marché Miraille Faux-Méconne (et Eto’o lui-même) osent comparer ce dirigeant sportif contesté à Nelson Mandela, Président de la République et père de la nation sud-africaine, est une aberration historique. Où était ce "Mandela de façade camerounais" lorsque Gianni Infantino a nommé Fatma Samoura pour "superviser" la Confédération africaine de football (CAF) en 2019, infantilisant ainsi tout le football africain ? Le vrai Mandela n’aurait jamais accepté cette ingérence sans broncher. Où était ce Mandela de circonstances lorsque l'arbitre Somalien Omar Abdulkadir Artan, s'est vu refuser l'entrée aux États-Unis, pour arbitrer des rencontres de la Coupe du monde de la FIFA ?
La phrase est même revenue dans sa défense : Mandela disait déjà aux occidentaux il y'a quelques années : « vos ennemis ne sont pas les nôtres'... »
C'est une confusion abyssale. Et elle en dit long sur la stratégie de communication d'Eto'o : quand on n'a pas d'arguments, on invoque les fantômes des grands hommes.
LE BILAN SPORTIF : CINQ ANS DE DESTRUCTION DU FOOTBALL CAMEROUNAIS
Eto'o justifie l'absence de « Mbappé camerounais » par le manque de budget.
« Si la Fécafoot avait 20 à 40 millions de dollars (11 à 23 milliards de francs CFA) par an, nous aurions eu des joueurs comme Kylian Mbappé et Aurélien Tchouameni », a-t-il déclaré.
C'est un sophisme grossier. La question n'est pas budgétaire : c'est une question de volonté politique.
Rien qu'en 2023, la Fecafoot de Samuel Eto’o a reçu plus de 7 milliards de FCFA de la part de la FIFA, uniquement la FIFA, c'est sans compter les différents sponsors qui ont aussi financé la Fecafoot MTN, Orange, Boissons du Cameroun, Tioff, 1XBet, One All Feymania... QU-A-T-IL FAIT DE CET ARGENT ? QU-A-T-IL RÉALISÉ AVEC CET ARGENT ?
Mais alors une question simple mérite d’être posée : Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui la FECAFOOT de Samuel Eto’o de développer un budget et surtout une politique capables de faire émerger les prochains Mbappé, Tchouaméni ? Parce que ces joueurs ne sont pas apparus par magie.
C’est un aveu d’échec et un mensonge par omission car:
-Les exemples africains : La Côte d’Ivoire a-t-elle eu besoin de 40 millions pour révéler Yann Diomandé ? L’Égypte pour faire éclore Salah ? Le Sénégal pour Sadio Mané ? Non. Ces pays ont des structures, des académies et une vision. L’argent ne fait pas les talents, la formation et l’organisation les font.
-Le bilan désastreux de la formation : Que fait Eto’o depuis cinq ans ? Il combat les promoteurs d’académies, ces pépinières qui sont le seul espoir de former des "Mbappé et Tchouaméni Made in Cameroon". Il a fermé ou affaibli la Njallah Quan Sport Academy, la Kadji Sport Academy, le Lausanne de Yaoundé, Jeunesse Star de Yaoundé de Domingo Akoue Epie, le Stade de Bertoua, la New Star de Douala.
Pourquoi ? Non pas pour des raisons techniques, mais pour des règlements de comptes personnels avec leurs dirigeants. En asphyxiant les centres de formation locaux, il coupe lui-même les racines de l’arbre dont il prétend pleurer la mort des fruits.
Eto'o a eu la chance de devenir ce Mandela sportif qu'on évoquait. Il aurait pu bâtir un legs, créer une génération de talents, transformer la Fécafoot en machine de rêves. Au lieu de cela, il l'a transformée en machine de malversations et en outil de vengeance personnelle.
LA FIN D’UN RÈGNE, LE RÈGNE DE L’IMPOSTURE ET LE PRIX DE LA COMPROMISSION, DE LA SOUMISSION
Samuel Eto’o ne défend pas l’Afrique ; il défend son fauteuil et joue sa survie comme administrateur de Football. Son discours dans L’EQUIPE est un écran de fumée destiné à masquer ses turpitudes financières et son inaction criante sur le terrain. Il ne peut pas incarner la lutte contre le système occidental alors qu’il est le "NAIGRE DE MAISON" de Gianni Infantino, protégé par la FIFA pour servir ses intérêts géopolitiques.
Samuel Eto'o peut continuer ses interviews médiatiques. Il peut continuer de se présenter en héros du panafricanisme. Mais la réalité, elle, est têtue :
-Il n'a pas volé. Il a détourné les fonds des matchs amicaux Russie-Cameroun, Mexique-Cameroun
-Il n'a pas géré. Il a détruit le Football camerounais.
-Il n'a pas défendu l'Afrique. Il s'est défendu lui-même pour sa survie à la tête de la Fecafoot. Infantino le sait, FIFA le sait, lui-même le sait et nous le savons.
La sentence est claire : Samuel Eto’o n’est déjà plus, dans les esprits, que le Future ex-Président de la Fecafoot. Son interview restera comme le chant du cygne d’une ère de compromission, de soumission et de lèche bottes.
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