Actualités of Thursday, 3 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Crise au RDPC : Un député humilie les ministres Magloire Atangana, Grégoire Owona et Njoya Zakariaou

SIME Pierre s’est lancé dans une véritable diatribe incendiaire contre les membre SIME Pierre s’est lancé dans une véritable diatribe incendiaire contre les membre

L’incident est survenu le 23 août 2026 au ministère des Transports à Yaoundé, lors d’une réunion convoquée pour désamorcer la menace de grève des transporteurs. Selon le récit, le député RDPC Simé Pierre, dirigeant du BGFT, a vivement contesté l’autorité des membres du gouvernement avant de quitter la réunion avec sa délégation, malgré les tentatives de conciliation de deux ministres.

SIME PIERRE, DEPUTÉ DU RDPC, PRESIDENT DU COMITÉ DE GESY DU BUREAU DE GESTION DU FRER TERRESTRE HUMILIE LE GOUVERNEMENT

Un incident d’une rare gravité aux allures de défi ouvert à l’autorité de l’État, s’est produit ce dimanche 23 août 2026, dans la salle de conférences du Ministère des Transports à Yaoundé.

En effet, suite à l’annonce par la Plateforme des Organisations Socioprofessionnelles des Transports Routiers du Cameroun, dirigée par le sulfureux député SIME Pierre, d’une grève générale des transporteurs devant débuter le lundi 24 août 2026 une menace lourde de conséquences pour l’économie nationale , le Premier Ministre Chef du Gouvernement, avait personnellement instruit le Ministre des Transports de convoquer d’urgence une réunion de concertation entre l’ensemble des acteurs du secteur.

Étaient présents à cette rencontre cruciale le Ministre des Transports, président de séance, le Ministre du Commerce, Monsieur Luc Magloire Atangana, le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Monsieur Grégoire Owona, le Ministre Délégué auprès du Ministre des Transports, Monsieur Njoya Zakariaou, ainsi que les représentants du Ministère des Travaux Publics, du SED, de la DGSN et d’autres administrations concernées.

La réunion s’est ouverte dans un climat de solennité républicaine. Le président de séance a prononcé un mot de bienvenue empreint de courtoisie, rappelant les efforts considérables déployés par le Gouvernement pour répondre aux revendications jugées légitimes du secteur. Mais ce décor officiel n’a été qu’un leurre.

Dès que la parole lui a été donnée à l'assistance, l’Honorable SIME Pierre s’est lancé dans une véritable diatribe incendiaire contre les membres du Gouvernement, les accusant avec une arrogance inouïe d’incompétence et d’illégitimité. Foulant aux pieds les usages les plus élémentaires de la République, il a notamment déclaré, devant une assistance médusée : « Je n’ai pas de compte à rendre aux Ministres qui n’ont pas un mandat venu du peuple comme moi. La seule personne à qui je peux rendre compte, c’est Paul Biya, le Président de la République. » Et d’ajouter, avec un mépris souverain « Je suis trop grand pour m’associer avec n’importe qui. »

Joignant l’acte à la parole, il s’est alors levé brutalement, entraînant avec lui sa délégation, dans une sortie théâtrale et fracassante, sabotant délibérément une réunion d’intérêt national et imposant un chantage insupportable aux représentants de l’État. Une provocation inqualifiable, d’autant plus grave qu’elle émane d’un élu de la Nation.

Tandis que le Ministre des Transports, poursuivait la réunion avec les autres acteurs présents, les Ministres du Travail et de la Sécurité Sociale ainsi que celui du Commerce ont tenté en vain de ramener le député et sa suite à la raison. Peine perdue!

L’élu installé confortablement au siège arrière de son véhicule avec vitre légèrement baissé, a longuement échangé avec les deux membres du gouvernement sortis le ramener dans la salle de réunion. Malgré les supplications, il a opposé un mur de mépris et d’arrogance, humiliant publiquement les plus hautes autorités administratives du pays.

D'après certaines indiscrétions, les deux Ministres reçoivraient des pots de vin chaque trimestre venant du BGFT. Cette répartition maffieuse arrive jusqu'à la Présidence de la République.

Pour mémoire, Sime Pierre et El Hadj Oumarou sont les deux principaux dirigeants du BGFT, une organisation aujourd’hui tristement célèbre, devenue une véritable mafia institutionnalisée. Elle est accusée de détournements massifs de fonds destinés aux transporteurs, de mauvaise gouvernance chronique, de faits de corruption avérés, de tracasseries administratives systématiques et de menaces directes contre la compétitivité de la chaîne logistique nationale sur les corridors internationaux. Un scandale de trop, qui interroge sur l’impunité dont semblent bénéficier certains responsables.

Boris Bertolt