Actualités of Wednesday, 2 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Un projet d'insertion des jeunes dans le taxi et la moto fait beaucoup parler à Douala

Une situation dérangeante pour les concernés Une situation dérangeante pour les concernés

Un projet existe pour faciliter l’insertion des jeunes dans le taxi et la moto. Selon Boris Bertolt qui livre des détails, des bénéficiaires interrogent le financement du projet et réclament des comptes. Que se passe-t-il ?

Un programme d’insertion des jeunes dans les activités de transport par taxi et moto suscite des interrogations à Douala. Des jeunes présentés comme bénéficiaires affirment qu’il leur serait désormais demandé de mobiliser d’importantes sommes d’argent pour accéder aux véhicules et motos.

Ils s’interrogent surtout sur l’utilisation d’une enveloppe de 200 millions de francs CFA qu’ils disent avoir été affectée au projet. Une réunion a été organisée par un responsable administratif du Fonds de garantie aux jeunes (Fogajeune) dans le cadre du dispositif d’insertion porté par le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique.

Au cours de cette rencontre, les bénéficiaires ont été informés qu’ils devraient apporter 1,3 million de francs CFA pour obtenir un véhicule et 100 000 francs pour une moto.

Une nouvelle réunion annoncée pour le 8 septembre 2026. Mais un autre élément suscite l’incompréhension. Selon les jeunes concernés, alors qu’environ 50 candidats seraient engagés dans le processus, seuls 10 véhicules sont actuellement disponibles.

Plus troublant encore, un responsable régional du Littoral a déclaré au cours de la réunion avoir déjà reçu 2,5 millions de francs CFA provenant de trois jeunes de Douala. Les bénéficiaires réclament désormais de la transparence : quelle est exactement l’enveloppe publique consacrée au programme ? À quoi les éventuels 200 millions de francs CFA annoncés étaient-ils destinés ? Quelle part finance directement l’acquisition des véhicules et motos ? Pourquoi des contributions de 1,3 million et 100 000 francs seraient-elles demandées aux jeunes et sur quelle base réglementaire ?

À ce stade, aucun élément communiqué ne permet d’affirmer que les 200 millions de francs CFA ont disparu ou ont été détournés.