Actualités of Wednesday, 2 September 2026

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FECAFOOT : Les « longs bras » de Samuel Eto’o à l’épreuve de Paul Biya !

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À quelques mois de la Coupe du Monde U17 au Qatar, la FECAFOOT se heurte à un obstacle de taille : un décret présidentiel de 2014 qui interdit la sélection des jeunes joueurs évoluant à l'étranger pour les catégories U15 et U17. Samuel Eto'o, réputé pour ses « longs bras », est attendu au tournant. Pourra-t-il convaincre le patriarche Paul Biya de faire évoluer ce texte qui prive le Cameroun de ses meilleurs talents ?

Le défi est de taille. En 2019 déjà, Étienne Eto'o (Real Majorque) avait été écarté des U17 en raison de ce même décret. Aujourd'hui, des jeunes comme Dani Barel Fotso (AS Roma), Enzo Tchato (Montpellier) ou Jordan Konango (Monaco) pourraient subir le même sort.

La question est désormais sur toutes les lèvres : Samuel Eto'o, avec son influence, parviendra-t-il à faire bouger les lignes avant novembre ?




FECAFOOT : Les « longs bras » de Samuel Eto’o à l’épreuve de Paul Biya !
✍️ Alain Denis Ikoul - | Le 7H20 DE CFOOT
Au Cameroun, sport et politique sont parfois amis, d’autres fois ennemis. Et lorsqu’ils se retrouvent sur le même terrain, les rapports de force peuvent rapidement changer de dimension. Le dossier des sélections de football de jeunes en est une nouvelle illustration. Alors que la réglementation actuell interdit la sélection des jeunes évoluant à l’étranger, la FECAFOOT pourrait être confrontée à un obstacle qui à la vérité, dépasse largement les frontières du football.
À l’approche de la prochaine Coupe du monde U17 à laquelle doivent participer les Lions U17, une question revient avec insistance : comment permettre aux jeunes Camerounais formés à l’étranger de défendre les couleurs du pays ?
Le problème est notamment lié au décret présidentiel n°2014/384 du 26 septembre 2014 portant organisation et fonctionnement des sélections nationales de football.
Un décret qui verrouille les U15 et U17
L’article 7, alinéa 3, du texte est clair : pour les sélections U15 et U17, seuls les joueurs enregistrés dans des compétitions organisées par la FECAFOOT peuvent être sélectionnés.
Une disposition qui, à l’époque, visait notamment à privilégier la formation locale. Mais avec la défaillance de la FECAFOOT dans l’implémentation d’une véritable politique de développement du football jeune depuis 2021 et la multiplication des jeunes talents camerounais formés dans les académies européennes, ce cadre réglementaire pose aujourd’hui un véritable problème de compétitivité.
Le précédent Étienne Eto’o : quand 2019 nous parle !
Ce n’est pas une situation nouvelle. En 2019 déjà, la question avait fait polémique avec Étienne Eto’o (Real Majorque), alors écarté de la sélection camerounaise U17 en raison de son statut de joueur évoluant à l’étranger. Comme le fils de l’actuel président de la Fédération Camerounaise de football, Dani Barel Fotso (AS Roma), Enzo Tchato (Montpellier), Bryan Djile Nokoué (Saint-Étienne), Aurel Tiki Joël (Lyon) et Jordan Konango (Monaco) eux aussi avaient été mis à l’écart du fait de ce texte du chef de l’Etat.
Mais depuis, le football camerounais a profondément changé. De nombreux jeunes talents sont désormais repérés et formés très tôt en Europe, et il est urgent pour l’ancien Pichichi de faire bouger les lignes pour aiguiser la compétitivité de nos sélections nationales de jeunes.
Les « longs bras » d’Eto’o à l’épreuve ?
Oui. Samuel Eto’o est régulièrement présenté comme un homme disposant d’un important réseau et d’une forte capacité de négociation dans les milieux du football. Recruter ou convaincre un jeune joueur de choisir le Cameroun comme il le fait actuellement en Europe est une chose. Mais obtenir un assouplissement du cadre réglementaire en est une autre, lorsqu’on sait que Samuel ne fait plus l’unanimité au sein de l’ordre gouvernant national. C’est donc peut-être sur ce dossier que cette capacité d’influence sera véritablement mise à l’épreuve.
Contourner le décret ? Non. Eto’o doit le faire évoluer, il a les longs bras !
L’enjeu ici n’est évidemment pas de contourner un texte présidentiel. On ne contourne pas le patriarche Paul Biya. L’enjeu est plutôt de savoir si la Fédération peut convaincre les pouvoirs publics de « faire évoluer » un dispositif qui pourrait aujourd’hui priver les sélections de jeunes talents camerounais formés à l’étranger. Car à l’heure où les grandes nations cherchent à réunir leurs meilleurs jeunes, le Cameroun peut-il continuer de se priver de certains de ses talents pour une question de statut administratif ?
Le défi est clairement lancé : Eto’o peut ou ne peut pas ?
C’est à cette question qu’il faudra répondre avant novembre. La Coupe du monde U17 se déroulera en ce mois au Qatar. Le Cameroun est qualifié pour la compétition. Si Samuel Eto’o veut réellement constituer la meilleure sélection possible, c’est désormais sur ce terrain que ses fameux « longs bras » sont attendus. Faire venir un talent au Cameroun est une chose. Faire évoluer les règles pour que tous les talents camerounais puissent être éligibles en est une autre. Le défi est lancé, la balle est dans le camp de Samuel, notre grand frère.
[Alain Denis Ikoul | Journaliste Citoyen]