Alors que le nom de Franck Biya circule avec insistance parmi les prétendants à la vice-présidence camerounaise, Jeune Afrique met en lumière un paradoxe frappant : Junior Biya, fils biologique du président Paul Biya et de l'actuelle première dame Chantal Biya, demeure totalement absent des scénarios de succession, en dépit d'une proximité familiale qui pourrait, en théorie, jouer en sa faveur.
Selon les informations recueillies par Jeune Afrique auprès de l'entourage familial, Junior Biya, bien que très discret dans l'espace public, ne serait pas pour autant en retrait de la vie politique et familiale du clan présidentiel. Le média rapporte qu'il serait décrit par un proche comme l'un des défenseurs les plus fervents de la « mesure » au sein de la famille, allant jusqu'à recadrer sa sœur Brenda lorsque celle-ci s'aventure sur des terrains jugés trop sensibles sur les réseaux sociaux. Jeune Afrique révèle également qu'il discuterait fréquemment de politique en privé au palais présidentiel, n'hésitant pas à donner son avis sur la marche du pays et sur les rivalités opposant ceux qu'il considérerait comme ses « frères ».
Une rivalité successorale qui ne profite pourtant pas à Chantal Biya
Jeune Afrique établit un contraste saisissant avec la situation de Franck Biya, présenté par le média comme le seul candidat familial sérieux à la vice-présidence, mais dont la candidature se heurterait à l'opposition de la première dame elle-même. Cette dernière serait, selon les informations du média, tentée de favoriser plutôt l'ascension de Franck Hertz, son propre fils né d'une précédente union. Or, souligne Jeune Afrique, Junior Biya, qui est pourtant l'enfant biologique de Chantal Biya autant que de Paul Biya, n'est aujourd'hui cité par personne parmi les prétendants à la succession.
Le média relève enfin un fait révélateur de la sensibilité qui entoure la question successorale : lors de la célébration de ses 31 ans à Genève, Junior Biya aurait été présenté par une proche comme « Monsieur le président de la République », une appellation que l'entourage présidentiel s'est empressé de justifier comme une simple marque d'affection issue de la tradition ekang, sans lien avec un quelconque projet politique. Une précision qui, selon Jeune Afrique, en dit long sur l'extrême prudence entourant tout ce qui touche, de près ou de loin, à l'avenir du pouvoir camerounais.









